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La sensibilisation, un devoir face à une maladie toujours dévastatrice

Journée mondiale contre le cancer




La sensibilisation, un devoir face à une maladie toujours dévastatrice
La progression "alarmante" du cancer dans les dernières années, comme le constate l'Organisation mondiale de la santé (OMS), implique un devoir de sensibilisation à cette maladie dévastatrice et aux facteurs de risque qui y sont associés.
Et comme à l'accoutumée, la Journée mondiale de lutte contre le cancer, célébrée le 4 février, offre l'opportunité de faire le point sur l'ampleur et l'évolution du "fléau du siècle", mais aussi sur les meilleurs moyens de prévention.
Les chiffres sont parlants à cet égard : un homme sur cinq et une femme sur six dans le monde développeront un cancer au cours de leur vie, et un homme sur huit et une femme sur onze meurent de cette maladie, selon les plus récents chiffres de l'OMS. La maladie continue en effet de prendre de l'ampleur à travers le monde avec 18,1 millions de nouveaux cas et 9,6 millions de décès en 2018.
Appelé également tumeur maligne, le cancer est une maladie caractérisée par une prolifération cellulaire (tumeur) anormalement importante au sein d'un tissu normal de l'organisme, de telle manière que la survie de ce dernier est menacée.
Considérés comme l'une des principales causes de décès dans le monde, les cancers du sein et du col de l’utérus sont les plus répandus chez la femme, quant à l’homme, les cancers de la prostate, du poumon et du larynx sont chez lui les plus fréquents au monde, tandis que le cancer du côlon est le troisième cancer courant chez les deux sexes.
D'après l’OMS, le tabagisme est un facteur très important et responsable de la mortalité par cancer dans le monde, du fait qu’il entraîne environ 22% des décès à la suite du cancer annuellement. Il est à lui seul responsable du tiers de tous les cancers en raison de la hausse radicale du risque de cancer du poumon et d’une quinzaine d’autres types de cancers chez les fumeurs.
Il en est de même pour la consommation d’alcool qui est à l’origine de nombreux types de cancer, particulièrement ceux de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du foie, du côlon, du rectum et du sein.
Les mauvaises habitudes alimentaires notamment la surconsommation d’aliments riches en sucre et en gras, l’excès de viandes rouges et de charcuteries, la consommation d’alcool et du tabac, l’obésité et l’inactivité physique s’avèrent être des facteurs importants de risques de cancer. Ainsi, de nombreuses études ont clairement démontré que l’excès de calories mène à un surplus de poids et que l’embonpoint et l’obésité étaient associés à un accroissement du risque de plusieurs types de cancers.
Afin de combattre ces tumeurs malignes, il est nécessaire de procéder à un dépistage annuel pour la prévention de cette maladie, sa détection et son traitement.
De l'avis du Dr. Latifa Belakhel, chef de division des maladies non transmissibles au ministère de la Santé, le dépistage est préconisé pour les personnes saines qui ne présentent aucun signe ou symptômes de maladie, sachant que les cancers qui se prêtent au dépistage sont le sein, le col utérin et le côlon. "Plus on dépiste tôt, plus les chances de guérison sont grandes", a-t-elle fait observer dans une déclaration à la MAP.
Elle a également relevé que les personnes présentant déjà des symptômes doivent consulter le médecin pour entamer les étapes du diagnostic, lesquelles sont assez longues sur les plans notamment de la biologie et de la radiologie anatomopathologie, notant à cet égard que les chances de guérison dépendent largement de la précocité du diagnostic.
Au Maroc, la prise en charge du cancer se fait dans le cadre du plan national de prévention et de contrôle du cancer 2010-2019 qui est le fruit d'un partenariat stratégique avec le ministère de la Santé, a-t-elle indiqué, précisant qu'il s'agit d'un plan portant sur 78 mesures.
En 2017, l’Assemblée mondiale de la santé a adopté la résolution intitulée "Lutte contre le cancer dans le cadre d’une approche intégrée" appelant instamment les gouvernements et l’OMS à accélérer l’action pour atteindre les cibles indiquées dans le plan d’action mondial et dans le programme de développement durable à l’horizon 2030 de l’ONU et réduire ainsi la mortalité prématurée imputable au cancer.
L’Organisation mondiale de la santé et le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) collaborent avec d’autres organisations du système onusien au sein de l’Equipe spéciale interorganisations pour la prévention et la maîtrise des maladies non transmissibles et avec d’autres partenaires, dans l'optique de recenser les meilleurs choix et stratégies pour un meilleur rapport coût/efficacité afin de prévenir le cancer et établir le programme d’action en matière de prévention et de lutte contre la maladie.

Mercredi 6 Février 2019

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