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La relance du secteur touristique conditionnée par trois impératifs

Une visioconférence organisée par la CFCIM à Casablanca




Le redémarrage du secteur touristique national est conditionné par trois impératifs ayant trait à la mobilité, la confiance et la compétitivité, a souligné, jeudi soir à Casablanca, la ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale, Nadia Fettah Alaoui.

S’exprimant lors d’une visioconférence organisée par la Chambre française de commerce et d’industrie au Maroc (CFCIM) sur les perspectives et ambitions de relance de l’activité touristique au Maroc, Mme Fettah Alaoui a évoqué les difficultés induites par les restrictions de mobilité liées à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19) et la non-coordination des protocoles de voyages à travers le monde.

Après avoir rappelé que seulement 53% des pays dans le monde ont assoupli l’ouverture de leurs frontières, la ministre a indiqué que les opérateurs touristiques ont besoin de restaurer la confiance, mettant en exergue la mise en place d’une manière proactive des protocoles sanitaires au niveau des établissements hôteliers du Royaume qui ont permis une prise en charge réussie des cas contaminés par le Covid-19, rapporte la MAP.

“Nous travaillons avec le bureau Veritas sur un label dédié pour avoir des standards supérieurs que nous allons étendre au maximum des établissements hôteliers”, a-telle soutenu. Et d’ajouter: “Sur le plan local, nous avons demandé aux walis des principales villes touristiques et aux professionnels de définir eux-mêmes le process sanitaire” en étroite collaboration avec les départements concernés.

Mme Fettah Alaoui a jugé aussi important d’asseoir la compétitivité du Maroc, qui ne dépend pas uniquement des tarifs mais également de la flexibilité puisque les touristes “veulent pouvoir annuler à tout moment”, soulignant la diversité de l’offre touristique nationale “très adaptée” à la crise actuelle.

Par ailleurs, elle a assuré que le contrat-programme (2020-2022) de soutien et de relance du tourisme vise notamment à préserver le tissu économique et maintenir les emplois et les revenus des employés. “L’idée du contrat-programme était de soutenir ce secteur pour qu’il reste vivant et qu’il préserve l’emploi pour conserver ce que notre pays a construit depuis des années”.

Le deuxième volet de ce programme, selon la ministre, a pour objectif de soulager la trésorerie et les bilans des entreprises via les produits standards tels que “Damane relance” ou “Damane oxygène” en plus des produits spécifiques avec des mécanismes adaptés à l’hôtellerie.

En outre, Mme Fettah Alaoui a mis en avant d’autres mesures qualitatives portant notamment sur le digital qui a déjà bouleversé l’industrie touristique, évoquant dans ce sens un soutien de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) pour réaliser des études spécifiques sur une stratégie digitale.

Les entreprises anticipent une baisse moyenne de 32% de leur CA en 2020

Les entreprises marocaines s’attendent à une baisse moyenne de l’ordre de 32% de leur chiffre d’affaires (CA) au titre de l’exercice 2020, sous l’effet de la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19), selon une étude d’Inforisk, présentée mercredi lors d’une visioconférence. Intitulée “Impacts Covid-19 sur les entreprises, état des lieux, analyse et perspectives 2020”, cette étude, à laquelle ont participé plus de 2.029 entreprises des douze régions du Royaume, fait ressortir que les grandes entreprises, dont le CA dépasse 175 millions de dirhams (MDH), estiment qu’en 2020, leur activité devrait baisser de 25% par rapport à 2019, tandis que les très petites entreprise (CA moins de 10 MDH) prévoient un repli de 38%. Par branche d’activités, Inforisk précise que les “agences de voyages”, les “hôtels et restaurant” et la “location de véhicules” seraient les plus impactées en 2020. En effet, ces trois branches s’attendent à une chute de leur CA de 2020 respectivement de 54%, 53% et 49%. Les branches d’activités les moins impactées seraient les télécoms, l’agroalimentaire et la santé, rapporte la MAP. “Compte tenu des nombreuses variables existantes, les entreprises interrogées ont encore très peu de visibilité sur une éventuelle reprise de leur activité en 2021”, révèle la même source. Au volet délais de paiement, ils se sont rallongés de plus de 60 jours pour 43% des entreprises, de 31 à 60 jours selon 22% des entreprises sondées, de 0 à 30 jours pour 15%, tandis que 20% indiquent que la crise n’a eu aucun impact sur les délais de paiement de leurs clients, indique l’étude. En moyenne, les sociétés interrogées subissent une augmentation des délais de paiement de 60 jours depuis le début de la crise, d’après Inforisk. Afin d’améliorer ces délais, l’étude a présenté une série de propositions émises par les entreprises sondées. Il s’agit d’imposer le respect des délais de paiement légaux et application systématique des pénalités de retard, d’appliquer des intérêts de retard pour les paiements au-delà de 120 jours, d’instaurer des sanctions pécuniaires pour les entreprises dépassant les délais et d’assouplir l’octroi de crédits bancaires. Inforisk préconise aussi le paiement en temps et en heure des marchés de l’Etat et la limitation de l’accès aux marchés publics pour toute entreprise ne respectant par les délais légaux ainsi que la non déductibilité de la TVA pour toute facture au-delà de 120 jours. En ce qui concerne l’impact de la crise sur l’emploi, l’étude fait remarquer que les entreprises sondées envisagent une réduction des effectifs de plus de 50% en 2020. Celles des secteurs “hôtels et restaurant” et “location de voitures” envisagent de réduire de 66% leurs effectifs actuels, alors que les entreprises de “l’industrie de textile” “agences de voyages” prévoient des baisses respectives de 65% de 64

Libé
Vendredi 2 Octobre 2020

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