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La prévention, stratégie la plus efficace à long terme pour lutter contre le cancer


Au niveau national, démystifier la maladie cancéreuse est devenu un préalable fondamental pour la Fondation Lalla Salma



A l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, qui coïncide avec le 4 février, la question de la prévention se pose avec acuité comme étant la stratégie la plus efficace et efficiente à long terme pour lutter contre cette maladie.
Considéré comme l'une des principales causes de décès dans le monde, le cancer peut être évitable en limitant l’exposition aux facteurs de risque et en adoptant des politiques et des programmes nationaux favorisant la sensibilisation de la population à ce fléau.
Selon l’OMS, le tabagisme est le facteur le plus important de la mortalité dans le monde, car il cause, selon les estimations, 22% des décès par cancer par an. Il en est de même pour la consommation d’alcool qui est à l’origine de nombreux types de cancer, notamment ceux de la cavité buccale, du pharynx, du larynx, de l’œsophage, du foie, du côlon, du rectum et du sein. 
La modification des habitudes alimentaires est un autre moyen important de la lutte contre le cancer. Il existe un lien entre surpoids/obésité et de nombreux types de cancer tels ceux de l’œsophage, du côlon et du rectum, du sein, de l’endomètre et du rein.
En effet, la pratique régulière d’un exercice physique et le maintien d’un poids corporel normal, associés à un régime alimentaire sain réduiront considérablement les risques de cancer.
Les agents infectieux sont, également, responsables de près de 22% des décès par cancer dans le monde en développement et de 6% dans les pays industrialisés. Les hépatites virales B et C sont à l’origine du cancer du foie, l’infection par le papillomavirus humain provoque un cancer du col utérin, alors que l'Helicobacter pylori, une bactérie, augmente le risque de cancer de l’estomac.
Parmi ces facteurs figurent aussi la pollution de l’air, de l’eau et du sol par des substances chimiques cancérogènes. En effet, l’exposition aux substances chimiques cancérogènes présentes dans l’environnement peut intervenir par l’intermédiaire de l’eau de boisson ou de la pollution de l’air ambiant ou de l’air à l’intérieur des habitations.
Le contrôle régulier et le dépistage précoce s'avèrent ainsi indispensables afin de faciliter le diagnostic avant que le mal ne soit à un stade avancé, ce qui permet un traitement plus léger et plus efficace. Plus spécifiquement, l’objectif du diagnostic précoce est de détecter les cancers à un stade de curabilité, en vue de diminuer la mortalité liée au cancer, en utilisant des moyens de diagnostic susceptibles d'être proposés à un grand nombre de personnes et un traitement moins agressif.
Au niveau national, démystifier la maladie cancéreuse est devenu un préalable fondamental pour la Fondation Lalla Salma - Prévention et traitement des cancers, qui œuvre pour la mise en œuvre d’une stratégie de lutte contre le cancer dans le domaine de la prévention, la détection précoce et la mobilisation sociale.
Afin de faire évoluer les comportements de la population par la communication et l’information sur la lutte contre le cancer, la Fondation Lalla Salma s’est appliquée, dans un premier temps, à démystifier la maladie cancéreuse et briser les tabous, préjugés et idées reçues. Les campagnes de grande envergure de la Fondation Lalla Salma ont concerné, par la suite, essentiellement l’information sur le dépistage du cancer du sein et la sensibilisation  au diagnostic précoce.
Ainsi, sous l’impulsion de SAR la Princesse Lalla Salma, présidente de la Fondation, le Maroc s’est inscrit dans une approche stratégique et s’est mobilisé, avec la participation du ministère de la Santé, pour l’élaboration d’un Plan national de prévention et de contrôle du cancer (PNPCC) 2010-2019, conformément à la stratégie mondiale.
Grâce à ce plan, le Maroc a pu réaliser des avancées importantes dans le domaine de la lutte contre le cancer, notamment au niveau de la prise en charge diagnostique et thérapeutique, la prévention et la mise en place d’un programme de lutte contre le tabac et pour la détection précoce et des soins palliatifs.
Au Maroc, les cancers du sein et du col utérin constituent un véritable problème de santé publique. Ils sont les plus fréquents car ils représentent environ 5 cancers sur 10 chez la femme. Ils sont diagnostiqués à des stades très tardifs, ce qui retarde leur prise en charge thérapeutique et rend difficile leur guérison.
 

Par Imane Brougi (MAP)
Lundi 5 Février 2018

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