La première école de DJ’s au Maroc souffle sa troisième bougie : Funky Noise veut redorer l’image du “deejing”

Vendredi 18 Décembre 2009

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Qu’on les appelle les discs jockeys de leurs noms complets, ou encore les disquaires en version désuète, ce sont eux qui animent les plus grandes soirées du monde entier et qui contribuent au succès des représentations scéniques de bon nombre de groupes.
Art encore relativement méconnu au Maroc le « deejing » (comprenez les techniques de dj) commence néanmoins à percer dans le Royaume.
Ainsi à Casablanca, non loin du centre-ville, se trouve « Funky Noise » la première école de deejing du pays.Cette « Dj School » a été ouverte en 2006 à l’initiative de ses deux cofondateurs Dj Key et Dj Kamaz (respectivement Khalid Douache et Karim Ezzaki)  tous deux passionnés par leur métier et désireux de transmettre leur savoir.
Plusieurs types de formation sont proposés au public. La « classique » s’étend sur six mois et propose trois leçons d’une heure trente par semaine pour un tarif de 950 dirhams par mois. La formation accélérée, quant à elle, est destinée à ceux qui ont déjà touché au milieu du deejing et offre cinq jours de formation par semaine pendant trois mois pour un coût de 2000 dirhams. Sont également dispensées des formations vacancières ainsi que des formations spécialisées dans la musique « électro », car la demande s’oriente de plus en plus vers ce type de musique.
Dj Sim-H, de son vrai nom Mohamed Sguiry, est actuellement « moniteur » de deejing à Funky Noise. Rencontré par Libé, ce dernier déplore l’évolution de cette pratique dans le Royaume. « Avant, le deejing s’effectuait exclusivement par le biais de platines vinyles, ce qui demandait  beaucoup de temps et d’entraînement avant de devenir DJ. Aujourd’hui,  on mixe de plus en plus avec des CD et tout le monde s’improvise DJ à Casablanca ». Il ajoute encore que « le deejing, ce n’est pas seulement d’appuyer sur le bouton play pour lancer la musique c’est également des pratiques à maitriser telles que le mix, le scratching, ou encore le beat jungling. » En effet, pour les puristes du deejing, rien ne peut remplacer les techniques sur platines vinyles.

Sofia Aliamet
Vendredi 18 Décembre 2009
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