La peinture des femmes marocaines vue par elles-mêmes

Samedi 26 Décembre 2015

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Voici un livre qui dialogue avec quinze peintres, femmes marocaines de la jeune génération. Une manière d’approcher leur profonde singularité. L’ouvrage de Lahsen Bougdal, paru récemment aux «Editions L'Harmattan», nous entraîne dans une série de dialogues lumineux qui laissent surgir des expériences riches et passionnantes. Ces moments permettent de mieux comprendre ce qu’elles cherchent à exprimer, leurs interrogations, leurs inquiétudes et leurs désirs. Au-delà des techniques des unes et des autres, ce que ces nouvelles tendances nous apprennent, c’est l’émergence d’individualités qui mettent en exergue dans un double mouvement l’accomplissement d’une forme et d’un sujet. C’est à la découverte de cette multitude de voix, laissant loin derrière les grandes réflexions sur l’art, que nous invite Lahsen Bougdal. Des entretiens pleins d’émotions, de vertiges et de lucidité. Une autre façon d’aborder la peinture marocaine contemporaine et de mettre en lumière la contribution des femmes, insuffisamment reconnues aujourd’hui.
Notons que Lahsen Bougdal est un écrivain franco-marocain. Titulaire d’un doctorat en littérature francophone, il est aujourd’hui enseignant de français et ingénieur pédagogique en formation des adultes. Auteur de plusieurs articles consacrés à la littérature maghrébine de la langue française, il a également publié en 2005 un recueil de nouvelles, «Au bourg des âmes perdues», suivi en 2010 par un roman, «La petite bonne de Casablanca», un livre d’essais, «Voix et plumes du Maghreb» chez l’Harmattan à Paris et «Salves», un recueil de poésie publié, en 2015, chez la Maison d’édition italienne «Aracne editrice».

 

Libé
Samedi 26 Décembre 2015
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