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La musique stimulerait le développement des bébés prématurés




Une étude suisse montre que la musique favoriserait le développement des fonctions sensorielles et cognitive des enfants prématurés.
Le bruit est omniprésent dans les unités de soins intensifs où sont hospitalisés les enfants prématurés. C’est dans cette atmosphère stressante, mécanique, que les bébés vont devoir grandir et se développer. À l’Hôpital universitaire de Genève (HUG), en Suisse, des chercheurs ont eu l’idée de diffuser de la musique spécialement composée pour stimuler l’activité cérébrale de ces nouveau-nés. Leur étude, publiée dans les Comptes rendus de l’académie américaine des sciences (PNAS), montre que les réseaux neuronaux des enfants exposés à ces mélodies se développent de manière plus efficace, en particulier ceux qui sont impliqués dans les fonctions sensorielles et cognitives.
Trois mélodies de huit minutes chacune
Ce résultat, qui devra être confirmé par l’examen clinique des enfants, offre une piste pour prévenir les troubles de l’apprentissage, de la concentration ou de la gestion des émotions dont souffrent un certain nombre de grands prématurés. Si les progrès de la réanimation offrent aux enfants nés entre la 28e et la 32e semaine d’aménorrhée de bonnes chances de survie, «leur cerveau est encore immature à la naissance», souligne Petra Hüppi, médecin cheffe au HUG qui a dirigé l’étude. D’où l’importance de leur ménager un environnement protecteur et stimulant.
Les scientifiques ont demandé au compositeur suisse Andreas Vollenweider de créer trois mélodies de huit minutes chacune, conçues pour accompagner le réveil, l’éveil et l’endormissement des bébés. Après avoir passé du temps dans le service de néonatologie à observer leurs réactions à ses instruments, le musicien a retenu le punji (la flûte indienne des charmeurs de serpents), ainsi qu’une harpe et des clochettes.
 «Des enfants très agités se calmaient presque instantanément, leur attention était attirée par la musique», relate une infirmière de l’hôpital. Vingt nourrissons ont été exposés à cette musique par l’intermédiaire d’un casque, à raison de cinq fois par semaine jusqu’à leur sortie de l’hôpital, tandis que de dix-neuf autres étaient intégrés à un groupe contrôle.
L’examen par IRM des nouveau-nés bercés par la musique d’Andreas Vollenweider montre que leurs connexions neuronales sont plus actives que celles des autres prématurés. Le bénéfice est net sur les circuits impliqués dans la détection des informations, l’évaluation de leur pertinence et leur transmission à d’autres régions du cerveau. Reste maintenant à vérifier que ces observations se traduisent sur le plan comportemental.

Vendredi 14 Juin 2019

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