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C’est une première dans les annales des prisons marocaines : une mutinerie eu lieu à la prison de Oukacha à Casablanca.
Des pensionnaires du Centre de rééducation ont, en effet, tenté jeudi après-midi, de s’évader après avoir provoqué un incendie. Neuf personnes ont été asphyxiées et transférées à l’Hôpital Mohammed V de Hay Mohammadi pour y recevoir les soins nécessaires.
Des pensionnaires du Centre de rééducation ont, en effet, tenté jeudi après-midi, de s’évader après avoir provoqué un incendie. Neuf personnes ont été asphyxiées et transférées à l’Hôpital Mohammed V de Hay Mohammadi pour y recevoir les soins nécessaires.
Selon un communiqué de la Direction générale à l'administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), « un plan prémédité » a été « fomenté et exécuté par les meneurs de cette mutinerie ». Les mutins « ont incendié, à dessein, quelques matelas pour répandre la fumée et pousser les fonctionnaires à intervenir, et ce en vue de les attaquer et par la suite de sortir du Centre. Ils ont, par ailleurs, tenté d’ouvrir la porte en bois où sont stockées les armes, mais cette tentative a échoué vu qu’ils ne sont pas parvenus à défoncer la porte ».
Les mutins sont, par la suite, sortis du centre et ont incendié un véhicule de transport des détenus. Les voitures de quelques fonctionnaires et les équipements dudit centre ont été également endommagés. Lors de cette tentative d’évasion, des fonctionnaires de cet établissement pénitentiaire ont été blessés.
Devant la gravité de la situation et face à l’incapacité des forces sécuritaires de la prison de Oukacha de venir à bout de cette insurrection, il a fallu demander l’intervention des forces d’intervention rapide et procéder, entre autres, à des tirs de sommation pour la faire avorter.
Devant la gravité de la situation et face à l’incapacité des forces sécuritaires de la prison de Oukacha de venir à bout de cette insurrection, il a fallu demander l’intervention des forces d’intervention rapide et procéder, entre autres, à des tirs de sommation pour la faire avorter.
Le communiqué de presse de la DGAPR n’a néanmoins pas précisé s’il y avait eu des arrestations à la suite de cette tentative, mais il s’est contenté d’affirmer qu’il allait dépêcher « une commission centrale d’enquête pour identifier les personnes qui ont fomenté cette mutinerie, prendre les mesures légales nécessaires à leur encontre et les déférer devant la justice ».
Selon certaines sources, la police enquêterait encore avec plusieurs pensionnaires pour déterminer les causes et identifier les meneurs de cette mutinerie, alors que d’autres détenus auraient été transférés vers d’autres centres de rééducation.
Selon certaines sources, la police enquêterait encore avec plusieurs pensionnaires pour déterminer les causes et identifier les meneurs de cette mutinerie, alors que d’autres détenus auraient été transférés vers d’autres centres de rééducation.
Contacté par Libé, une source de l'Observatoire marocain des prisons (OMP) nous a affirmé que cette tentative d’évasion ressemblait à une autre survenue il y quelques années dans un autre centre de rééducation.
Selon la même source, il s’agit d’une tentative d’évasion collective qui nécessite logiquement qu’un plan soit minutieusement préparé par quelques détenus.
Mais elle a souligné qu’il était prématuré de tirer des conclusions avant de connaître les dessous de cette affaire.
La même source a également souligné que le bureau exécutif de l’OMP allait créer, dans les prochains jours, une commission d’enquête sur ces incidents au cours desquels 28 policiers et 9 détenus ont été blessés, dont l’un se trouve même dans un état grave.
Selon la même source, il s’agit d’une tentative d’évasion collective qui nécessite logiquement qu’un plan soit minutieusement préparé par quelques détenus.
Mais elle a souligné qu’il était prématuré de tirer des conclusions avant de connaître les dessous de cette affaire.
La même source a également souligné que le bureau exécutif de l’OMP allait créer, dans les prochains jours, une commission d’enquête sur ces incidents au cours desquels 28 policiers et 9 détenus ont été blessés, dont l’un se trouve même dans un état grave.