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Comment des individus d'horizons et de cultures différents, dans un monde globalisé et multiple, parvienment à travailler, à s’investir et diriger ensemble, en évitant le danger des clichés et de l'ethnocentrisme ? Comment l'entreprise pouvait-elle exercer ses activités dans un environnement multiculturel sans se heurter aux cultures des autres ? Y-a-t-il des méthodes de management interculturel suffisamment efficaces pour surmonter les difficultés résultant de la diversité culturelle ? C'est à ces questions et autres que l’ouvrage co-édité par la Fondation ONA et la Fondation Instituto de Empresa : «Cultural diversity in international business, the spanish-moroccan business contexte», tente d'apporter des réponses.
Pour Noureddine El Hachami, directeur du centre des analyses sociales et économiques à la Fondation ONA : « Cet ouvrage part du principe que toute organisation privée ou publique, à but lucratif ou non, est forcément le reflet de la culture des individus qui l'animent, qu'ils soient dirigeants ou acteurs internes. Et donc une culture détermine la manière dont une structure peut fonctionner». Avant d'ajouter : « Et avec la généralisation du modèle libéral en économie, de l'accroissement des échanges commerciaux internationaux, la multiplication des investissements transnationaux, on s'achemine forcément vers un nouveau profil d'organisation où la multi-culturalité est de mise».
Résultat de trois ans d'une réflexion menée par un think tank composé de diplomates, journalistes, philosophes, gestionnaires, etc, ce livre retranscrit en anglais et retrace les travaux des trois sessions qui se sont déroulées entre 2005 et 2007 au Maroc et en Espagne. Ce think tank a essayé d'adopter une approche académique de la diversité culturelle en « crédibilisant » ce concept, avant de le confronter à la pratique. Confrontation qui s'est révélée, à en croire les initiateurs de ce projet, « très intéressante pour un tel sujet ». Ce recul académique a permis, selon El Hachami, « de mieux comprendre la pratique au quotidien de l'entreprise ».
Le concept de la diversité culturelle a été décortiqué à travers la relation des individus au temps, à autrui, au collectif, à l'autorité et à la qualité dans le contexte des relations maroco- espagnoles. Cet exemple a été choisi eu égard à la position géographique et aux potentialités économiques des deux pays. Il y a aussi la volonté des deux Fondations d'améliorer le climat des affaires entre les deux rives de la Méditerranée.
Evoquant les relations maroco-espagnoles, Celia De Anca, directrice du Centre de la diversité dans le mangement à IE Business School, a indiqué que malgré les bonnes relations économiques entre les deux pays, celles-ci souffrent encore de stéréotypes et d’idées reçues. La perception des populations est faussée et dépend en grande partie des médias. « C'est pourquoi il faut se focaliser sur cette question de compréhension des contextes culturels» souligne Celia De Anca. Et de poursuivre : « Les affaires ne sont pas que des chiffres, ce sont aussi des relations humaines. Chaque personne a une culture et une façon d'agir. Du coup, seule une compréhension des contextes culturels peut relever les défis de l'interculturalité ».
Pour Noureddine El Hachami, directeur du centre des analyses sociales et économiques à la Fondation ONA : « Cet ouvrage part du principe que toute organisation privée ou publique, à but lucratif ou non, est forcément le reflet de la culture des individus qui l'animent, qu'ils soient dirigeants ou acteurs internes. Et donc une culture détermine la manière dont une structure peut fonctionner». Avant d'ajouter : « Et avec la généralisation du modèle libéral en économie, de l'accroissement des échanges commerciaux internationaux, la multiplication des investissements transnationaux, on s'achemine forcément vers un nouveau profil d'organisation où la multi-culturalité est de mise».
Résultat de trois ans d'une réflexion menée par un think tank composé de diplomates, journalistes, philosophes, gestionnaires, etc, ce livre retranscrit en anglais et retrace les travaux des trois sessions qui se sont déroulées entre 2005 et 2007 au Maroc et en Espagne. Ce think tank a essayé d'adopter une approche académique de la diversité culturelle en « crédibilisant » ce concept, avant de le confronter à la pratique. Confrontation qui s'est révélée, à en croire les initiateurs de ce projet, « très intéressante pour un tel sujet ». Ce recul académique a permis, selon El Hachami, « de mieux comprendre la pratique au quotidien de l'entreprise ».
Le concept de la diversité culturelle a été décortiqué à travers la relation des individus au temps, à autrui, au collectif, à l'autorité et à la qualité dans le contexte des relations maroco- espagnoles. Cet exemple a été choisi eu égard à la position géographique et aux potentialités économiques des deux pays. Il y a aussi la volonté des deux Fondations d'améliorer le climat des affaires entre les deux rives de la Méditerranée.
Evoquant les relations maroco-espagnoles, Celia De Anca, directrice du Centre de la diversité dans le mangement à IE Business School, a indiqué que malgré les bonnes relations économiques entre les deux pays, celles-ci souffrent encore de stéréotypes et d’idées reçues. La perception des populations est faussée et dépend en grande partie des médias. « C'est pourquoi il faut se focaliser sur cette question de compréhension des contextes culturels» souligne Celia De Anca. Et de poursuivre : « Les affaires ne sont pas que des chiffres, ce sont aussi des relations humaines. Chaque personne a une culture et une façon d'agir. Du coup, seule une compréhension des contextes culturels peut relever les défis de l'interculturalité ».