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Le drame social agricole continue d'inspirer le cinéma français : "La Terre des hommes" mêle les questions de précarité rurale et de domination masculine. Le film, deuxième long-métrage de Naël Marandin après "La Marcheuse", sur la prostitution chinoise à Paris, met en scène la fille d'un agriculteur en faillite, Constance (Diane Rouxel), qui tente avec son petit ami Bruno (Finnegan Oldfield) de reprendre l'exploitation familiale. Pour cela, elle va devoir obtenir l'aide du tout-puissant membre de la coopérative agricole locale, et dirigeant du marché aux bestiaux, Sylvain (Jalil Lespert). Désespérée de ne pas voir son projet avancer, la vie de la jeune femme bascule lorsque Sylvain, qui a droit de vie ou de mort sur l'exploitation, l'embrasse de force dans son bureau. Dans un milieu très masculin, marqué par la domination des hommes habitués à dominer jusqu'aux bovins qu'ils vendent, Constance, physique frêle mais détermination à tout épreuve, va devoir se battre, parfois contre ellemême et contre les siens. Les difficultés sociales en milieu rural ont nourri de nombreux films français ces dernières années, comme "Au nom de la Terre" en 2019 avec Guillaume Canet, ou dans un tout autre genre, l'an dernier, le film fantastique "La Nuée". Pour "La Terre des hommes", l'idée "est née quand je me suis retrouvé dans un marché aux bestiaux en Bourgogne, un endroit fascinant où se retrouvaient des milliers de bêtes, des centaines d'hommes et seulement deux femmes", a expliqué à l'AFP le réalisateur, qui explique avoir rencontré longuement des agriculteurs pour se documenter. Le film raconte comment "des relations de domination politique, sociale, économique se prolongent dans des relations physiques", poursuit-il. Le marché aux bestiaux, enceinte de béton où se retrouvent les protagonistes du film, avec sa "hiérarchie très marquée, la physicalité des bêtes", et où se jouent des scènes clés du film "devient un théâtre symbolique", ajoute-t-il.