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La Fondation du Haut Atlas fête ses 20 ans

Une génération et un jour dans la vie du développement




Comme beaucoup d’entre nous s’interrogent lorsque nous commémorons un anniversaire décennal : où sont passées toutes ces années ? Avons-nous fait tout ce que nous pouvions ? Avons-nous été vraiment utiles ? Avons-nous fait ce qu’il fallait ?

Nous pouvons aussi nous demander en de telles occasions ce que l’avenir nous réserve. Nos rêves – marocains – deviendront-ils un jour réalité ? Chaque village et chaque quartier se réunira-t-il, avec chaque jeune, chaque personne âgée, chaque femme et chaque homme de toutes les circonstances et prendront-ils ensemble part à la conception et à la décision de l’orientation future de leur communauté ? Et la Fondation du Haut Atlas (HAF) rendra-t-elle le meilleur service possible au peuple marocain pour créer le changement auquel il aspire ?

C’est le 20ème anniversaire de la Fondation du Haut Atlas et de sa mission au Maroc – une organisation née du service des volontaires du Corps de la Paix et des amis marocains dévoués.

Chaque entité qui perdure à travers le temps semble receler d’une composante miraculeuse : malgré des événements imprévisibles, il y a une continuité. La mission de la HAF est aussi fixe que le principe universel sur lequel elle repose : les personnes – celles qui sont touchées par les décisions et les actions de développement – sont les moteurs d’un changement durable. Nous sommes partis du principe que la durabilité se manifeste par et pour les communautés locales. Cela signifie que la HAF s’engage à l’inclusion et à l’autonomisation afin que les gens soient confiants lorsqu’ils prennent des décisions qui reflètent leurs besoins, des projets qui sont les priorités des gens et qui recoupent les différents secteurs de la vie, et des partenariats – car plus l’engagement est grand et profond, plus la probabilité de mise en œuvre et d’endurance est grande.

Après quelques millions d’arbres qui poussent plus tard, des milliers de familles qui boivent de l’eau potable, des milliers de personnes qui font l’expérience du renforcement des capacités pour qu’elles manifestent le changement autour d’elles, nous avons également tiré des leçons durables. Les retombées des bonnes intentions et des projets des gens au fil du temps créent des résultats qui, lorsqu’ils sont observés, nous aident à réaliser que l’impact est incommensurable. L’impact est ressenti par les enfants et les petits-enfants et sera ressenti par les générations à venir. Le développement, tout comme la plantation d’un arbre, est une entreprise qui semble naturellement se transformer en foi.
La durabilité est un concept opérationnel qui implique la prise en compte d’une multiplicité de facteurs dont il faut tenir compte dans la planification du développement : facteurs économiques, culturels, technologiques, financiers, environnementaux, géographiques, historiques et ceux liés au genre.

Cependant, la durabilité peut très bien être, finalement, la génération continue de bons effets qui sont si répandus et si profonds dans le cœur et dans le temps qu’ils n’appartiennent à personne d’autre qu’aux personnes qui ressentent la générosité, le pouvoir et la capacité dans les moments de leur vie.

En tant que président du conseil d’administration pendant les dix premières années de la Fondation et président de ses activités tout au long de sa deuxième décennie, et en tant que celui qui a porté l’idée de ce qu’est devenue la HAF pendant quelques années avant sa création en 2000, je suis plus reconnaissant que je ne peux l’exprimer pour la merveille des personnes à qui nous devons une gratitude éternelle. Comme elles sont si nombreuses pour les mentionner ici sans en oublier aucune, et que je ne peux pas rendre justice en n’en mentionnant que quelques-uns, j’exprimerai ma gratitude à une personne en particulier qui a fait du Maroc un bastion potentiel du développement durable sur terre, en rendant le travail participatif de la HAF et d’autres potentiellement pleinement modulable à travers la nation : Sa Majesté le Roi Mohammed VI.

Les cadres marocains qui guident le développement du peuple sont remplis des plus hauts principes de changement et d’autonomisation du peuple. Ensemble, ils forment  une puissante voie synergique pour un développement durable et, également, pour la prospérité. Ils sont si réfléchis, créatifs et stratégiques dans leur formulation qu’il est très difficile d’apporter des améliorations à leurs idées. Le défi existentiel auquel est confronté le peuple marocain est la réalisation de ces cadres intégrés qui favorisent un développement local et durable.

L’opportunité de créer des mouvements de développement communautaire ascendants qui fédèrent et transforment les relations entre le secteur public, la société civile et le secteur privé, avec pour corollaire une prospérité durable, est réelle et marocaine. Et c’est à ses habitants et à ses agences de la saisir. Pour ma part, j’apprécie pleinement cette grande opportunité, continentale et totalement significative, et j’engage la HAF à servir cette cause marocaine et à créer un précédent pour le monde.
Aux 20 ans de la Fondation du Haut Atlas, à 100 années de plus, et à tout ce que nous serons capables d’accomplir tout au long de cette période.

Par Dr. Yossef Ben-Meir
Président de la Fondation du Haut Atlas à Marrakech

Libé
Lundi 7 Septembre 2020

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