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La Bourse de Casablanca frappée de plein fouet par la crise sanitaire du Covid-19

La place casablancaise a chuté fortement au premier trimestre 2020




La Bourse de Casablanca frappée de plein fouet par la crise sanitaire du Covid-19
La Bourse de Casablanca a fortement chuté au cours des trois premiers mois de l'année, frappée de plein fouet par la crise sanitaire du Covid-19, à l'instar des marchés financiers internationaux.
La place casablancaise a entamé l'année en bonne mine, son indice vedette, le Masi, a atteint un plus haut de 12.633,57 points en date du 22 janvier et a clôturé le premier mois de 2020 en nette hausse de 2,96%.
Toutefois, la BVC, rattrapée par la psychose liée au coronavirus, s'est effondrée en mars. Ses deux principaux indices, Masi et Madex, se sont repliés à 9.704,85 et 7.876,80 points, enregistrant des baisses de 20,85% et 21,26% respectivement.
Sur l'année, rapporte la MAP, ces deux baromètres affichent des contre-performances de -20,27% et -20,59% respectivement. En valeur, ce sont 123,67 milliards de dirhams (MMDH) de capitalisation qui sont partis en fumée en l'espace de trois mois.
S'agissant des indices internationaux, le FTSE CSE Morocco 15 a chuté de 21,09%, à 8.551,88 points, et le FTSE Morocco All-Liquid a perdu 21,40% à 8.259,42 points.
L'indice de référence Environnement, social et gouvernance (ESG) "Casablanca ESG 10" a cédé à son tour 22,11% à 742,34 points.
Au volet des variations sectorielles, aucun secteur sur les 24 de la cote n’est parvenu à échapper à la baisse. Le plus fort repli est à l'actif des "Loisirs et hôtels" (-42,32%), l'un des secteurs les plus impactés par la crise du coronavirus. De même le secteur "Participation et promotion immobilière" a chuté de 42,19%, alors que celui des "Ingénieries et biens d'équipements industriels" a perdu 41,86%.
Le secteur des mines a enregistré, quant à lui, une forte baisse de 34,28%, sous l'effet des replis notamment de Managem (-44,82%) et Minière Touissit (-33,05%). SMI et Rebab Company ont, en revanche, limité leurs pertes à respectivement -4,34% et -5,79%.
Les banques (-22,62%) ont aussi souffert considérablement au premier trimestre 2020, avec des chutes de -25,47% pour Attijariwafa Bank, -22,16% pour BCP, -18,75% pour Bank of Africa, -17,76% pour BMCI, -15,38% pour CIH et -13,93% pour CDM.
Au niveau de la physionomie, 66 valeurs ont terminé la période en baisse, contre seulement 7 en hausse. Il s'agit de Maroc Leasing (+18,71%), Réalisations Mécaniques (+11,52%), Maghrebail (+7,85%), Auto Nejma (+5,95%), Agma (+4,39%), Label Vie (+4,36%) et Maghreb Oxygène (+0,05%).
Au registre des échanges, depuis le début de l’année et jusqu’à fin mars, le volume global brassé dans la Bourse de Casablanca s'est élevé à près de 15,85 MMDH, en progression de 34,25% en comparaison avec le premier trimestre de l’année dernière.
Cette hausse s’attribue au marché central dont le volume transactionnel a augmenté de plus de 147,7% à 12,56 MMDH.
Par valeur, Itissalat Al-Maghrib est arrivée en tête du podium des valeurs les plus actives. Elle a drainé plus de 2,76 MMDH, soit près de 22,03% des échanges. Elle est suivie par l'action Attijariwafa Bank qui a canalisé près de 2,37 MMDH, soit 18,88% des échanges. En troisième position, on retrouve Cosumar qui a enregistré un flux de 967,1 millions de dirhams (MDH), et en 4ème position BCP avec 775,44 MDH.
Pour sa part, le marché de blocs a généré un volume de 1,23 MMDH, contre 3,54 MMDH une année plus tôt.
En référence à la catégorie des intervenants sur le marché actions du compartiment central, les Organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) ont concentré 44% du volume de ce premier trimestre, en progression de 8 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent et de 2 points en glissement annuel, selon le dernier rapport sur le profil des investisseurs en Bourse de l'Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC).
Les personnes morales marocaines ont représenté 35% du volume, en progression de 7 points de pourcentage par rapport au T1-2019, tandis que les personnes physiques marocaines et les personnes morales étrangères ont drainé des parts respectives de 9,2% et 8,9%.

Mercredi 15 Avril 2020

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