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Le public gadiri a vécu, samedi soir, des moments d’intenses émotions lors de la présentation en avant-première de la pièce théâtrale “L’encre des yeux”, une œuvre dramaturgique qui tente, pour la première fois aux plans national et arabe, d’aborder frontalement le phénomène de l’agression sexuelle des enfants, selon une approche alliant à la fois la brûlure des interrogations et les exigences de la scène.
Fruit d’une collaboration entre l’Association Douroub Al Fann Agadir et l’Association “Touche pas à mon enfant”, cette pièce tente de dépeindre les profondes répercussions psychologiques de l’agression sexuelle sur les enfants et de tirer la sonnette d’alarme sur l’ampleur d’un phénomène qui devrait interpeller l’ensemble des acteurs associatifs et des instances concernées.
La pièce s’articule autour de l’expérience d’une fille, sans nom précis, ayant été victime d’un viol collectif puisqu’amplifié par le silence et la compromission généralisée. L’hémorragie initiale ou initiatique aura été d’une violence telle que la victime continue d’en porter des séquelles psychiques et sociales jamais cicatrisées. D’où un récit plaintif porté par quatre personnages qui, à coups de témoignages enchevêtrés, se relaient non sans hargne et véhémence.