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L’économie nationale en phase de ralentissement


Alain Bouithy
Jeudi 13 Janvier 2022

La Banque mondiale table sur une croissance de 3,2% en 2022 contre 5,3% en 2021

Selon les dernières Perspectives économiques mondiales publiées par la Banque mondiale, la croissance nationale devrait ralentir pour s'établir à 3,2% en 2022 contre 5,3% en 2021. «L’économie devrait s’accélérer de seulement 3,2% en 2022, taux inférieur à celui prévu en juin 2021, en raison du ralentissement de la production agricole», souligne l’institution financière internationale dans sa publication rendue publique mardi 11 janvier. Comme nous l’avons relevé dans une de nos précédentes éditions, l’économie marocaine semble bel et bien entrer dans une phase de ralentissement. Après un rebond de 5,3% en 2021 (contre -6,3% une année auparavant), le rythme de la croissance nationale perd manifestement un peu de sa vigueur selon les projections des institutions internationales et publiques. Une évolution au ralenti observée tout au long de l’année qui vient de s’écouler, grâce notamment aux projections et analyses du Haut-commissariat au plan (HCP). En effet, après un rebond vigoureux au deuxième trimestre (15,2%), et une progression de 7,8% au troisième trimestre 2021, les estimations de l’institution publique montrent que l’économie nationale a continué de baisser pour se raffermir de 4,9% au quatrième trimestre. D’après le Haut-commissariat, qui tient compte d’un accroissement de 3,4% de la valeur ajoutée hors agriculture, l’activité économique nationale devrait enregistrer une hausse de 2,8% au premier trimestre 2022, en variation annuelle, au lieu de +1% au même trimestre de 2021. Selon les projections de la Banque mondiale, l’économie marocaine devrait toutefois garder son dynamisme puisque son taux de croissance reprendrait légèrement de la hauteur en 2023 pour atteindre 3,5%. Un taux qui reste tout de même en deçà des 5,3% prévus en 2021. Il est à noter que «la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) a connu une vigoureuse reprise économique au deuxième semestre de 2021 et la production est remontée à son niveau préCovid dans plusieurs pays», selon la Banque mondiale. Mais après analyse, il apparait que les résultats économiques ont été inégaux dans la région, selon la gravité et les effets de la pandémie, constate l’institution financière dans sa mise à jour de ses Perspectives économiques mondiales. Selon la Banque mondiale, grâce à l’accélération de la vaccination, l’accroissement de la production pétrolière en Arabie Saoudite s’est accompagné d’une reprise du secteur non pétrolier. En République islamique d’Iran, «la pandémie a eu un effet relativement limité sur le secteur des services tandis que la production pétrolière et l’activité industrielle ont rebondi», fait savoir l’institution. En Afrique du Nord, il ressort de ses analyses que «l’économie égyptienne a progressé plus rapidement que prévu durant l’exercice 2020/21, à la faveur d’une solide demande de consommation, de l’augmentation des envois de fonds et d’une inflation plus modérée que les années précédentes», souligne-t-elle. Ses observations sur la Tunisie montrent que «la reprise a été freinée par la multiplication des cas de Covid au milieu de 2021 et les nouvelles restrictions imposées aux déplacements, ainsi que par l’incertitude politique qui a régné l’année dernière». S’agissant des perspectives, la Banque mondiale estime que la croissance dans la région devrait s’accélérer à 4,4% en 2022, soit plus que le taux prévu en juin 2021, «à mesure que les secteurs à forte intensité de contacts se redressent et que les réductions de production pétrolière s’estompent, à quoi s’ajoutent des politiques accommodantes». Elle devrait cependant ralentir à 3,4% en 2023, fait savoir l’institution ajoutant que « l’écart de revenu moyen par habitant entre les pays de la région et les pays avancés devrait cependant se creuser sur la période de prévision ». A noter que la hausse des cours du pétrole et du gaz naturel et l’augmentation de la production devraient bénéficier aux exportateurs d’énergie, selon la Banque mondiale assurant que les perspectives à court terme se sont également améliorées pour les importateurs de pétrole. Mais pour l’institution financière, tout porte à croire que «les nouvelles flambées de Covid-19, l’agitation sociale, le niveau élevé de la dette dans certains pays et les conflits pourraient freiner l’activité économique dans la région MENA», craint-elle. Par ailleurs, «avec moins des deux cinquièmes de la population entièrement vaccinée dans la région (et principalement concentrée dans les pays à revenu relevé), les perturbations économiques liées à la pandémie demeurent un risque majeur», prévient-elle. Au niveau mondial, sous l’effet de l’essoufflement du rattrapage de la demande et du retrait des mesures de soutien budgétaire et monétaire à travers le monde, la Banque mondiale prévoit que la croissance devrait ralentir sensiblement au cours de la nouvelle année. Selon l’institution, elle devrait s'établir à 4,1% en 2022 et 3,2% en 2023, contre 5,5% en 2021. Comme dans la région MENA, elle soutient que «la propagation rapide du variant Omicron laisse présager que la pandémie continuera probablement à perturber l’activité économique à court terme ».


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