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L’artisanat, un miroir ondoyant mais luisant d'espoir aux mains de l’artisan




L'artisanat au Maroc présente un levier majeur du développement durable et socioéconomique, s’insérant dans l’économie sociale et solidaire à travers une production à fort contenu culturel et des activités multiséculaires d’artisans épris qui font face à des difficultés mais croient en l’espoir d’un avenir meilleur du métier.
Ces maîtres artisans disposent d'un savoir-faire ancestral, un miroir ondoyant générant une "instabilité" des métiers artisanaux à cause des ''maux" qui rongent le secteur mais "luisant d’espoir’’ pour ces artisans qui veulent transmettre cet héritage culturel à la nouvelle génération.
En effet, il est sans doute injuste de nier que des obstacles persistent, mettant en difficulté l’émergence effective et véritable d’un secteur qui totalise déjà un nombre de 1.130.000 travailleurs, et dont le nombre de transactions a dépassé 73 milliards de dirhams annuellement, selon des chiffres dévoilés par la ministre du Tourisme, de l'Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale, Nadia Fettah Alaoui lors de la cérémonie d’ouverture de la 6ème édition de la Semaine nationale de l’artisanat (SNA).
Dans un entretien accordé dans le stand de la MAP aménagé pour la SNA, la professeure agrégée des sciences économiques et juridiques, Siham Ikhmim, fait valoir que ce salon permet au public de découvrir ce "monde intéressant" d’artisanat, guidant les jeunes à percer à jour les compétences ancestrales d’artisans liées intimement à la culture marocaine dans toute sa diversité et son hétérogénéité.
"Ce salon est un carrefour de rencontres entre les consommateurs et producteurs, les investisseurs et entreprises’’, précise-t-elle.
Beaucoup de personnes préfèrent créer des coopératives car c’est une forme de structure souple et flexible basée sur le mutualisme ou la coopération entre leurs membres, explique Mme Ikhmim, notant que celle-ci ne nécessite pas un capital social important en comparaison avec la création d’une entreprise et permet aux personnes les plus démunies de monter leurs projets qui attestent de la richesse des produits artisanaux.
Soulignant le rôle déterminant que joue l’artisanat dans l’économie sociale et solidaire, cette universitaire met en exergue la notion de la croissance inclusive comme nouveau objectif à atteindre par le secteur artisanal, en se basant sur un modèle d’inclusion de tous les artisans.
"Etant axé plus sur le volet social, le développement du secteur artisanal peut aider à l’intégration des personnes les plus défavorisées pour leur permettre de disposer d’un revenu stable grâce à la création des coopératives pour subvenir à leurs besoins, surtout ceux physiologiques", affirme-t-elle.
Dans ce sillage, fait-elle observer, le projet de loi 50-17 serait une valeur ajoutée qui va encadrer efficacement le travail de l’artisan et instaurer une couverture sociale qui serait en faveur du développement du secteur artisanal.
Par ailleurs, le savoir-faire des artisans locaux est un facteur clé qui leur permet de développer et d'innover leurs produits grâce à leur expertise inégalée qui fait la fierté du secteur.

Mercredi 22 Janvier 2020

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