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L’ONHYM dresse un bilan positif de ses activités




Depuis la seconde moitié du XVIIIème siècle, marquée par la révolution industrielle, les hydrocarbures font office de ressources énergétiques essentielles pour l’économie mondiale.
Au Maroc, le constat est le même. C’est dans ce sens que l’Office national des hydrocarbures et des mines, a tenu à réaffirmer, par la publication de son rapport annuel (2016), son engagement franc et massif dans l’optique d’attirer de nouveaux partenaires, mais aussi de maintenir l’élan mû par les travaux propres de l’Office, afin de consolider les progrès réalisés en matière de connaissance du potentiel des bassins sédimentaires marocains en hydrocarbures conventionnels et non conventionnels (shale gas et schistes bitumineux), et ce malgré la conjoncture internationale, symptomatique de la chute des prix.
Tout d’abord, ledit rapport fait état d’une superficie totale de 284 220,59 km², dédiée aux opérations de recherches et d’exploitation des hydrocarbures, apanage de 23 sociétés, dont l’ONHYM. Justement, dans le cadre des activités propres de ce derniers, et notamment la reconnaissance géologique régionale et du potentiel pétrolier de la zone côtière de Lemsid, située dans les provinces du Sud, l’ONHYM a acquis 456,75 km de lignes sismiques sur un total prévu de 950 km. Une acquisition accompagnée de la préparation des données géochimiques existantes ainsi que d’un rapport d’interprétation pétrophysique des données des puits, et également d’un rapport d’interprétation des données diagraphiques de 6 forages.
Par ailleurs, l’ONHYM a chargé et interprété un total de 18 157 km de sismique 2D, incluant 456 km nouvellement acquis et 17 701 km issus d’anciens programmes dans les zones avoisinantes.
Aussi, ont été identifiés de nouveaux play concepts et des leads à fort potentiel au niveau du Paléozoïque et du Jurassique par l’intégration de données géologique, géochimique et géophysique.
Concernant le contrôle des play concepts des segments offshore Rabat – Tarfaya, le rapport souligne plusieurs synthèses bibliographiques et interprétation de 14 050 km de sismique 2D et 6 200 km² de sismique 3D, ainsi que les données de 12 puits dans les zones offshore de Tarfaya, Ifni Deep, Mir Left, Loukos et Foum Assaka. A cela s’ajoutent l’interprétation sismique et la corrélation des horizons proches des toits du Callovien, du Valanginien, de l’Albien et du Miocène sur 10 montages de lignes sismiques.
Pour parler avenir, le domaine mésorifain sera mis en avant. D’ailleurs en vue de concrétiser son évolution géodynamique et développer de nouveaux play concepts d’exploration liés aux chevauchements alpins, l’ONHYM compte se porter acquéreur de 850 km sismique 2D. Pareillement, seront menées des études sur l’extension du plateau continental atlantique. Les travaux liés à ce projet ont obtenu une continuité à travers le traitement et l’interprétation des données bathymétriques et des données sismiques et sismiques très haute résolution acquises en 2015. Des chiffres représentant une préparation quant à la soumission marocaine de l’extension du plateau continental atlantique au-delà de 200 miles.
Il est à noter que le projet visant à mettre à jour l’historique de l’exploration pétrolière au Maroc a été clôturé. Il braquera les projecteurs sur les réalisations relatives aux explorations pour les hydrocarbures, au niveau de chaque bassin sédimentaire marocain.
Pour rappel, l’exploration d’hydrocarbure et notamment pétrolière a vu le jour à l’orée du 20ème siècle au Maroc. En 1923 a été découvert le gisement d’huile d’Ain Hamra, suite à l'exploration pétrolière dans le bassin du Gharb. Quelques années en aval, un bon nombre d’exploitation ont vu le jour dans la majorité des bassins marocains, permettant la découverte d’accumulations commerciales de pétrole et de gaz dans les bassins d'Essaouira et du Gharb. Un peu plus tard, ce ne sont pas moins de 91 puits qui ont été forés, opération accompagnée de la délinéation et le développement du gaz / condensat dans la région de Meskala (Essaouira) ainsi que de plusieurs accumulations de gaz biogénique dans le bassin du Gharb. Une avancée majeure, dont le moteur fut l’avènement de l’ONAREP (Office national de Recherches et d'exploitations pétrolières) garant des missions d’exploration des hydrocarbures au Maroc.
Après quelques années d’arrêt forcé, conséquence du choc pétrolier de 1986, les activités d’exploration ont repris de plus belle à l’aube du 21ème siècle, en s’appuyant sur plusieurs amendements apportés à la loi des hydrocarbures. Ils avaient pour vocation d’offrir des termes fiscaux très incitatifs aux investisseurs et ont donc permis de drainer davantage de sociétés pétrolières internationales dans le secteur des hydrocarbures.
En 2003, le domaine de l’exploration des hydrocarbures est entré dans une nouvelles ère d’investissement et de croissance, grâce à l’émergence de l’Office national des hydrocarbures et des mines, conséquence directe de la fusion de l'ONAREP et du BRPM, avec pour but, de contribuer au développement socio‐économique du Maroc à travers la mise en valeur efficiente des ressources minières (à l’exclusion des phosphates) et des hydrocarbures, conduire à travers une démarche technico‐économique appropriée, la recherche et l’exploration des gisements d’hydrocarbures et miniers, développer un partenariat proactif et dynamique et pour finir, construire une expertise nationale dans le domaine pétrolier et minier.

C.C
Mardi 26 Décembre 2017

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