Autres articles
-
Coupe du Roi : Le Barça frôle l'exploit
-
Le Real Madrid perd gros sans Mbappé
-
Premier League : Arsenal en mode champion : Manchester United sur le podium
-
Mondial-2026 : Un séjour au coût astronomique pour les supporters munis de billets
-
Nouvelles règles pour lutter contre le gain de temps dès le Mondial-2026
Sur un terrain de foot de Los Angeles, Shawn Rezaei s'époumone en farsi pour que ses coéquipiers pressent mieux leurs adversaires. Des encouragements que cet Irano-Américain espère répéter dans trois mois lors de la Coupe du monde, pour soutenir la sélection nationale iranienne.
Mais avec les frappes actuelles des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran et la mort du guide suprême Ali Khamenei, ce passionné a conscience que le sort de la "Team Melli" est incertain.
"Il y a beaucoup d'agitation en Iran en ce moment (...), donc tout est en suspens", souffle le footballeur amateur de 58 ans.
Comme la plupart des autres immigrés du Arya FC, son club persan local, il se réjouit d'accueillir dans sa ville deux matches de la "Team Melli" en juin. Car Los Angeles, parfois surnommée "Tehrangeles", abrite près de 200.000 Irano-Américains, ce qui en fait l'épicentre mondial de la diaspora.
"Il y a eu une grande effervescence au sein de la communauté persane au moment du tirage au sort", raconte à l'AFP cet employé de restaurant, qui aimerait emmener toute sa famille au stade.
Mais la guerre au Moyen-Orient met ce projet en péril. Dès le lendemain des premières frappes américano-israéliennes, le patron de la fédération de football iranienne Mehdi Taj a envisagé de boycotter le tournoi, tenu en Amérique du Nord.
"Ces événements ne resteront pas sans réponse (...). Mais ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde", a-t-il déclaré samedi à la presse iranienne.
Des menaces balayées par M. Rezaei, persuadé que la République islamique vit ses derniers jours.
La mort de l'ayatollah Khamenei "est l'événement le plus grave survenu ces 47 dernières années, et ce régime a subi énormément de dégâts. Il n'y survivra pas", estime le quinquagénaire, qui a fui l'Iran en 1984.
Si le pouvoir tombe, il espère voir émerger "une nouvelle équipe, qui représentera vraiment le peuple iranien" et derrière laquelle il sera facile de s'unir.
La dernière Coupe du monde au Qatar en 2022 a révélé une fracture entre la sélection nationale et ses supporters. L'Iran était alors secoué par la contestation populaire provoquée par la mort de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour un voile supposément mal ajusté.
Si la "Team Melli" a refusé d'entonner l'hymne national lors de son premier match, un geste perçu comme un soutien aux manifestants, les joueurs l'ont ensuite chanté de manière hésitante lors des autres rencontres.
Certains fans y ont vu une capitulation politique et ont célébré les défaites de l'équipe, soupçonnée de collusion avec les mollahs au pouvoir.
"Il n'y a pas 100% de soutien derrière l'équipe et mentalement, je pense que ça a un impact sur les joueurs", regrette Mehran Janani, un autre membre du Arya FC.
L'ingénieur hésite à se rendre en tribunes pour cette Coupe du monde. Il redoute que les tensions politiques provoquées par la répression sanglante d'un nouveau soulèvement populaire en janvier, qui a fait plusieurs milliers de morts, n'éclipsent la fête sportive.
"Même si le régime tombe, je ne suis pas sûr qu'il y aura assez de temps pour que la nouvelle équipe soit prête à montrer un bon football", craint l'Irano-Américain de 58 ans. "Cette Coupe du monde risque d'être gâchée pour l'Iran."
Ses coéquipiers espèrent que la "Team Melli" évoluera sous la bannière d'un "Iran libéré", mais ils sont prêts à l'encourager quoi qu'il arrive.
"C'est le peuple qui soutient cette équipe, pas le régime", insiste Sasha Khoshabeh.
Ce kinésithérapeute de 44 ans rêve de voir l'Iran passer la phase de poules.
L'exploit a toujours échappé à la sélection nationale. Mais il semble atteignable cette année, dans un groupe où la sélection affronte l'Egypte à Seattle, ainsi que la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles.
Après 34 ans d'exil, M. Khoshabeh compte réserver un accueil fervent à son équipe de coeur, pour lui donner l'impression de jouer à domicile.
"C'est un rêve qui devient réalité. Je peux déjà vous dire que le stade (...) sera composé à 80% d'Iraniens", anticipe-t-il. "Donc j'ai hâte."
Mais avec les frappes actuelles des Etats-Unis et d'Israël sur l'Iran et la mort du guide suprême Ali Khamenei, ce passionné a conscience que le sort de la "Team Melli" est incertain.
"Il y a beaucoup d'agitation en Iran en ce moment (...), donc tout est en suspens", souffle le footballeur amateur de 58 ans.
Comme la plupart des autres immigrés du Arya FC, son club persan local, il se réjouit d'accueillir dans sa ville deux matches de la "Team Melli" en juin. Car Los Angeles, parfois surnommée "Tehrangeles", abrite près de 200.000 Irano-Américains, ce qui en fait l'épicentre mondial de la diaspora.
"Il y a eu une grande effervescence au sein de la communauté persane au moment du tirage au sort", raconte à l'AFP cet employé de restaurant, qui aimerait emmener toute sa famille au stade.
Mais la guerre au Moyen-Orient met ce projet en péril. Dès le lendemain des premières frappes américano-israéliennes, le patron de la fédération de football iranienne Mehdi Taj a envisagé de boycotter le tournoi, tenu en Amérique du Nord.
"Ces événements ne resteront pas sans réponse (...). Mais ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde", a-t-il déclaré samedi à la presse iranienne.
Des menaces balayées par M. Rezaei, persuadé que la République islamique vit ses derniers jours.
La mort de l'ayatollah Khamenei "est l'événement le plus grave survenu ces 47 dernières années, et ce régime a subi énormément de dégâts. Il n'y survivra pas", estime le quinquagénaire, qui a fui l'Iran en 1984.
Si le pouvoir tombe, il espère voir émerger "une nouvelle équipe, qui représentera vraiment le peuple iranien" et derrière laquelle il sera facile de s'unir.
La dernière Coupe du monde au Qatar en 2022 a révélé une fracture entre la sélection nationale et ses supporters. L'Iran était alors secoué par la contestation populaire provoquée par la mort de la jeune Mahsa Amini, arrêtée pour un voile supposément mal ajusté.
Si la "Team Melli" a refusé d'entonner l'hymne national lors de son premier match, un geste perçu comme un soutien aux manifestants, les joueurs l'ont ensuite chanté de manière hésitante lors des autres rencontres.
Certains fans y ont vu une capitulation politique et ont célébré les défaites de l'équipe, soupçonnée de collusion avec les mollahs au pouvoir.
"Il n'y a pas 100% de soutien derrière l'équipe et mentalement, je pense que ça a un impact sur les joueurs", regrette Mehran Janani, un autre membre du Arya FC.
L'ingénieur hésite à se rendre en tribunes pour cette Coupe du monde. Il redoute que les tensions politiques provoquées par la répression sanglante d'un nouveau soulèvement populaire en janvier, qui a fait plusieurs milliers de morts, n'éclipsent la fête sportive.
"Même si le régime tombe, je ne suis pas sûr qu'il y aura assez de temps pour que la nouvelle équipe soit prête à montrer un bon football", craint l'Irano-Américain de 58 ans. "Cette Coupe du monde risque d'être gâchée pour l'Iran."
Ses coéquipiers espèrent que la "Team Melli" évoluera sous la bannière d'un "Iran libéré", mais ils sont prêts à l'encourager quoi qu'il arrive.
"C'est le peuple qui soutient cette équipe, pas le régime", insiste Sasha Khoshabeh.
Ce kinésithérapeute de 44 ans rêve de voir l'Iran passer la phase de poules.
L'exploit a toujours échappé à la sélection nationale. Mais il semble atteignable cette année, dans un groupe où la sélection affronte l'Egypte à Seattle, ainsi que la Nouvelle-Zélande et la Belgique à Los Angeles.
Après 34 ans d'exil, M. Khoshabeh compte réserver un accueil fervent à son équipe de coeur, pour lui donner l'impression de jouer à domicile.
"C'est un rêve qui devient réalité. Je peux déjà vous dire que le stade (...) sera composé à 80% d'Iraniens", anticipe-t-il. "Donc j'ai hâte."