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L’Espagne a renforcé sa présence policière à Mellilia, pour faire face à l’avalanche d’immigrés subsahariens qui exercent, depuis le début de cette année, une pression sans précédent sur les deux présides occupés que sont Sebta et Mellilia. Selon le quotidien El Mundo citant des sources du ministère de l’Intérieur ibérique, l’Espagne entend envoyer des renforts à Mellilia. Cette décision a été prise par les autorités espagnoles après la tentative d’entrée massive de plus de 500 Subsahariens qui ont profité, mardi dernier, du brouillard affectant les systèmes de sécurité et de surveillance pour pénétrer en force à Mellilia.
D’après une dépêche de Reuters, le ministère de l’Intérieur espagnol a dépêché, mardi et mercredi, cent policiers supplémentaires, ce qui porte le nombre à 150, ajoutant que la force de réaction rapide va en outre recevoir 20 hommes en renfort, ce qui portera le total à 80 agents.
Par ailleurs, le ministre de l’Intérieur, Jorge Fernández Díaz, s’est dit prêt à infléchir sa position concernant les barbelés tranchants posés sur les grillages séparant les présides occupés du reste du Maroc. Il a souligné, selon l’agence espagnole EFE, qu’il est ouvert pour conclure un pacte avec l’opposition sur l’immigration et a estimé être «prêt à retirer ces barbelés pour arriver à cet accord».
En plus de ces mesures sécuritaires, l’Espagne continue sa campagne diplomatique pour convaincre les pays de l’Union européenne de la nécessité de trouver une solution commune à cette problématique. En effet, les ministres des Affaires étrangères des pays méditerranéens de l’Union européenne tiendront le 16 avril prochain une réunion à Alicante (Espagne) pour «aborder la forte pression migratoire enregistrée ces derniers mois», a annoncé ce jeudi le ministre des Affaires étrangères espagnol, José Manuel García-Margallo.
Selon l’agence Europa Press, le ministre espagnol a fait cette annonce au cours d’une interview avec la chaîne de télévision privée Antena 3. Il a mis en question le travail de l’Agence européenne de la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex), car, d’après le ministre, «elle ne réserve pas les moyens qu’il faut pour affronter le problème». «Nous sommes un peu seuls», a-t-il affirmé. C’est pour cette raison qu’il a soutenu que la réunion du 16 avril prochain sera une opportunité pour dire aux pays européens que la pression migratoire n’est pas un problème espagnol seulement, mais un problème «qui affecte l’UE».