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Kristalina Georgieva salue la pleine réussite du Maroc en termes de vaccination et d'ouverture de son économie

La plateforme des réclamations «Chikaya» renforce les fondements de politiques publiques transparentes, selon la DG du FMI


Alain Bouithy
Vendredi 19 Novembre 2021

Les actions menées par le Maroc en faveur de la vaccination anti-covid et en matière d’ouverture de son économie continuent d’être saluées par le Fonds monétaire international (FMI) qui ne manque pas une occasion de citer le Royaume en exemple.

En effet, lors de la réunion ministérielle virtuelle du Forum arabe sur les finances publiques, sa directrice générale, Kristalina Georgieva, a cité le Royaume parmi les pays du monde arabe ayant accompli des efforts «en termes de vaccination et d’ouverture de leurs économies».

Pour la patronne de cette institution de Bretton Woods, le Maroc et les pays du Conseil de coopération du Golfe (l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar) ont accompli un formidable travail sur ces deux questions.

Alors que certains des pays du monde arabe accusent un retard, ce qui est particulièrement inquiétant pour les Etats fragiles et touchés par des conflits,  «nous avons vu de remarquables mesures prises par les pouvoirs publics pour tirer le meilleur parti de l'espace budgétaire», a déclaré la DG du FMI lors de cette rencontre virtuelle qui s’est tenue mardi 16 dernier.

Autre volet qui a valu au Maroc d’être cité en exemple, la plateforme marocaine des réclamations dénommée «Chikaya» et qui a traité 700 000 plaintes émanant du public.

Kristalina Georgieva, note «un chiffre impressionnant» et constate que «la majorité des usagers sont satisfaits, ce qui renforce les fondements de politiques publiques transparentes et responsables». 

«A l'heure actuelle, où chaque centime compte, cela renforce également l’adhésion du public aux investissements de l’État et aux dépenses sociales appropriés, ainsi qu’aux réformes indispensables pour développer le secteur privé», a-t-elle ajouté.

Evoquant la situation de l'économie mondiale d’aujourd’hui et la vision du FMI des perspectives de croissance ainsi que la façon dont se présentent ces perspectives dans le monde arabe, Kristalina Georgieva a affirmé que la reprise économique se poursuit et qu’elle repose désormais sur des fondements solides du fait du «remarquable succès avec lequel la science a su fournir les vaccins et des taux de vaccination qui ne cessent d’augmenter dans nombre de pays».

Selon elle, ces fondements demeurent solides en raison également « des extraordinaires mesures de soutien prises par les pouvoirs publics, qui ont permis aux entreprises et aux ménages de traverser une grave récession   totalement inédite et de détenir ensuite les capacités nécessaires pour redynamiser l’économie mondiale».

Qu’à cela ne tienne, Kristalina Georgieva reconnaît «en toute objectivité que les risques de détérioration sont dominants et que les incertitudes quant au coût de la pandémie et de la reprise sont fortes. En outre, de nouveaux problèmes très graves sont apparus ces derniers mois», prévient-elle.

Elle en veut pour preuve qu’au milieu de l'an dernier, «nous avions identifié le problème de la divergence, due essentiellement, à ce moment-là, à la disponibilité d’espace budgétaire».

Il se trouve que «cette divergence s’est accentuée, compte tenu des différences dans l’accès aux vaccins et le rythme de vaccination, ainsi que dans la capacité à continuer d’utiliser la marge de manœuvre pour maintenir les mesures de soutien», a-t-elle fait savoir.

La directrice générale note toutefois qu’un grand nombre de pays, en particulier les pays du Conseil de coopération du Golfe et le Maroc, ont très bien réussi en termes de vaccination et d'ouverture de leurs économies.

Soulignant le retard qu’accusent certains pays du monde arabe sur ces questions, Kristalina Georgieva a affirmé que «cette divergence alimente une inadéquation croissante entre la demande qui explose dans les pays et les secteurs où la reprise est plus rapide et l’offre qui n’arrive pas encore à  rattraper son retard».

La situation est préoccupante d’autant plus que cette divergence signifie également des interruptions des chaînes d'approvisionnement, a-t-elle poursuivi.

Quant aux perspectives d’avenir, le Fonds mondial international prévoit «pour le monde une croissance de 5,9% cette année et pour le monde arabe une croissance de 4,4% pour 2021 et 4,5% pour 2022», a-t-elle rappelé.


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