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Un dérapage gratuit s’est produit la semaine dernière à l’issue d’une intervention musclée contre un sit-in pacifique organisé par les professeurs contractuels devant la délégation du ministère de l’Education nationale à Essaouira.
Syndicats et associations ont été unanimes à condamner cette intervention des forces de l’ordre contre cette catégorie de fonctionnaires qui ne demande que le renouvellement du contrat la liant à la délégation régionale du ministère de l’Education nationale. Certains communiqués sont allés jusqu’à qualifier la situation des contractuels de « servitude » vu leurs conditions financières, sociales et administratives.
La série de sit-in organisés par les professeurs contractuels au niveau local est justifiée par le blocage de leur dossier revendicatif depuis plusieurs mois. La politique de la sourde oreille adoptée par le ministère de tutelle à l’égard du dossier revendicatif de cette catégorie de fonctionnaires a poussé ces derniers à hausser le ton avec l’espoir de maintenir les postes de l’année dernière, et d’obtenir une révision des clauses abusives du contrat les liant au MEN. Des responsables sécuritaires ont justifié le recours à la force par la perturbation de l’activité de la délégation du MEN et le blocage de l’entrée.
Selon plusieurs responsables syndicaux, c’est l’esprit du dialogue qui doit primer afin de trouver une solution durable et équitable à ce dossier, et barrer ainsi le chemin aux surenchères politiques et à l’escalade de la violence.