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«Après la mort de notre collègue, nous demandons la démission de Bassima Hakkaoui, et l’arbitrage Royal », nous a déclaré Mehdi Boujlayb, membre de la Coordination des non-voyants diplômés chômeurs en exprimant son profond ras-le-bol après le décès tragique de l’un des leurs dimanche dernier à Rabat.
Originaire de Marrakech, Saber Haloui, âgé de 28 ans à peine est titulaire d’une licence en sociologie. Il prenait part au sit-in organisé depuis plus d’une semaine par ladite Coordination au ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement social dirigé par Bassima Hakkaoui. Il est tombé accidentellement du haut de cet édifice.
Le service de communication dudit ministère s’est contenté d’exprimer « sa tristesse et son profond regret pour cet incident tragique » dans un communiqué laconique.
Il a aussi souligné qu’«immédiatement après sa chute du côté arrière de l'immeuble, la victime a été transférée dans une ambulance mobilisée près du ministère tout au long de ce sit-in». Et d’ajouter que «la victime a rendu l'âme en route vers l’hôpital Ibn Sina» et que les autorités compétentes ont diligenté, sous la supervision du Parquet, une enquête pour élucider les circonstances du décès.
« La ministre et le gouvernement sont responsables de ce qui s’est passé », a martelé Mehdi Boujlayb dans une déclaration à Libé, tout en rappelant qu’en 2011 un autre non-voyant avait trouvé la mort après sa chute devant un ascenseur dudit ministère. « Il s’agit là du deuxième décès dans des conditions tout aussi tragiques. Il faut que les responsables en rendent compte ».
Selon la même source, une délégation de la Coordination des non-voyants a rencontré la ministre au cours de la semaine dernière mais sans aucun résultat.
« Durant cette rencontre, on avait l’impression d’être face à un mur » a précisé notre interlocuteur. Lequel charge le gouvernement précédent qui, soutient-il, a laissé pourrir la situation.
Selon lui, le gouvernement Benkirane avait certes adopté deux décrets octroyant 7 % des postes budgétaires dans le public à cette catégorie, mais « nous avons attendu la loi de Finances de 2017 et de 2018 sans aucun résultat tangible ». Et d’ajouter : «Ce quota ne s’applique pas, car des départements ministériels refusent de l’appliquer », a-t-il indiqué en affirmant que le nombre des non-voyants-chômeurs ayant obtenu leurs diplômes frôle à peine les 300 personnes.
Il convient de préciser que nous avons essayé de contacter la ministre en question pour recueillir son point de vue à propos de ce que nous a déclaré ce membre de la Coordination des non-voyants, mais elle était injoignable. L’une de ses collaboratrices nous a affirmé qu’elle était en déplacement et nous a promis de transmettre notre requête au service de communication de ce ministère avant la mise sous presse de notre édition. Notre attente se fait interminable.
Originaire de Marrakech, Saber Haloui, âgé de 28 ans à peine est titulaire d’une licence en sociologie. Il prenait part au sit-in organisé depuis plus d’une semaine par ladite Coordination au ministère de la Famille, de la Solidarité, de l’Egalité et du Développement social dirigé par Bassima Hakkaoui. Il est tombé accidentellement du haut de cet édifice.
Le service de communication dudit ministère s’est contenté d’exprimer « sa tristesse et son profond regret pour cet incident tragique » dans un communiqué laconique.
Il a aussi souligné qu’«immédiatement après sa chute du côté arrière de l'immeuble, la victime a été transférée dans une ambulance mobilisée près du ministère tout au long de ce sit-in». Et d’ajouter que «la victime a rendu l'âme en route vers l’hôpital Ibn Sina» et que les autorités compétentes ont diligenté, sous la supervision du Parquet, une enquête pour élucider les circonstances du décès.
« La ministre et le gouvernement sont responsables de ce qui s’est passé », a martelé Mehdi Boujlayb dans une déclaration à Libé, tout en rappelant qu’en 2011 un autre non-voyant avait trouvé la mort après sa chute devant un ascenseur dudit ministère. « Il s’agit là du deuxième décès dans des conditions tout aussi tragiques. Il faut que les responsables en rendent compte ».
Selon la même source, une délégation de la Coordination des non-voyants a rencontré la ministre au cours de la semaine dernière mais sans aucun résultat.
« Durant cette rencontre, on avait l’impression d’être face à un mur » a précisé notre interlocuteur. Lequel charge le gouvernement précédent qui, soutient-il, a laissé pourrir la situation.
Selon lui, le gouvernement Benkirane avait certes adopté deux décrets octroyant 7 % des postes budgétaires dans le public à cette catégorie, mais « nous avons attendu la loi de Finances de 2017 et de 2018 sans aucun résultat tangible ». Et d’ajouter : «Ce quota ne s’applique pas, car des départements ministériels refusent de l’appliquer », a-t-il indiqué en affirmant que le nombre des non-voyants-chômeurs ayant obtenu leurs diplômes frôle à peine les 300 personnes.
Il convient de préciser que nous avons essayé de contacter la ministre en question pour recueillir son point de vue à propos de ce que nous a déclaré ce membre de la Coordination des non-voyants, mais elle était injoignable. L’une de ses collaboratrices nous a affirmé qu’elle était en déplacement et nous a promis de transmettre notre requête au service de communication de ce ministère avant la mise sous presse de notre édition. Notre attente se fait interminable.