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"Je ferais un otage assez correct", dit le prix Goncourt 2010 qui joue son propre rôle dans "L'enlèvement de Michel Houellebecq", comédie loufoque et touchante aux allures de documentaire.
Ce film de Guillaume Nicloux, réalisé pour Arte, la chaîne de télévision franco-allemande, prend pour point de départ une rumeur, en septembre 2011, concernant un possible kidnapping de l'écrivain, absent d'un colloque où il était invité. "Je n'ai eu connaissance de cette rumeur qu'après coup", explique Michel Houellebecq, en présentant ce docu-fiction.
L'auteur des "Particules élémentaires", sorte de Droopy égaré, se retrouve kidnappé par un trio de pieds-nickelés - un Gitan obèse et impulsif, un body-builder à fleur de peau et un adepte du free-fight - qui le séquestrent dans un petit pavillon du Loir-et-Cher.
De dîners bien arrosés en tête-à-tête savoureux se noue entre les petits malfrats et Houellebecq une relation truculente, à coups de dialogues parfois surréalistes et le plus souvent hilarants.
"La tonalité du film a été donnée par les personnages eux-mêmes. On inventait en faisant. Je n'ai pas choisi que cela aille vers la comédie, ni vers l'empathie entre otage et ravisseurs", souligne Nicloux. "C'est juste arrivé. Et le syndrome de Stockholm inversé n'était pas préétabli dans le scénario", assure-t-il.
Les parents septuagénaires d'un des ravisseurs, Ginette et Dédé, un mécano polonais et une jeune prostituée nommée Fatima complètent cette petite communauté dans laquelle "Michel", comme tout le monde l'appelle, laisse libre cours à ses considérations sur "Le Seigneur des Anneaux", Lovecraft, la paternité, la démocratie représentative ou le milieu littéraire qui "ne fait pas trop dans la coke, mais volontiers dans la pédophilie". . .