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Gouvernement à l’ère des médias sociaux : Vers un gouvernement participatif




L’utilisation des gouvernements et ses organismes des médias sociaux (gouvernements connectés) ne se limite pas à tweeter, poster, aimer, suivre et partager. L’emploi de ces technologies de communication devra s’aligner dans le cadre d’une culture de gouvernance, de transparence, de partage, d'ouverture et de collaboration favorisée par les médias sociaux. Le gouvernement connecté ne consiste pas uniquement à être présent sur les réseaux sociaux (par exemple, créer une page sur Facebook ou un compte Twitter institutionnel), l’approche devra être accompagnée d’une culture moderniste et proche des citoyennes et citoyens, c’est-à-dire, une culture de partage, de transparence, d’ouverture et de collaboration. Sans cette culture, il ne serait pas possible de tirer pleinement parti des activités des gouvernements connectés (telles que la promotion de la transparence, l’ouverture, la lutte contre la corruption et l’autonomisation des citoyens ordinaires dans la coproduction de services publics). Il est vrai que cette nouvelle culture est une construction composite et multidimensionnelle et elle est considérée comme une tâche difficile et décourageante nécessitant des changements au niveau administratif, financier, politique, juridique et comportemental à tous les niveaux de la sphère publique. Cependant, les organisations gouvernementales ont l’obligation actuellement de changer leurs approches managériales en considérant les médias sociaux comme des outils stratégiques pour servir efficacement les citoyens, leur donner la possibilité d’interagir avec les décisions publiques et même de les coproduire, parallèlement, réduire les coûts administratifs. Le but ultime du changement de la culture gouvernementale envers les médias sociaux sera de garantir un service public plus efficace et plus proche aux citoyennes et citoyens. Dans cette perspective, on pourra considérer que le gouvernement est innovant et participatif.   
Avec le boom des médias sociaux en tant que canaux communicationnels populaires, le « gouvernement participatif » aura pour objectif de tirer parti de ces médias en tant que canal d’information et de participation, et ce dans le but d’accroître l’intéressement et l’engagement des citoyens par rapport à la chose publique. À cet effet, l’approche du gouvernement participatif aura trois  principales composantes à mettre en œuvre : la collectivisation de l'information, la participation et la communication qui sont au cœur de l'engagement basé sur les médias sociaux. Ce type d’engagement lié aux médias sociaux est très rentable et permet de rechercher un grand nombre de personnes atteintes en temps réel.
La collectivisation de l’information comporte l’utilisation des canaux de médias sociaux pour diffuser et partager des informations utiles et à temps réel au public dans divers formats (texte, audio, vidéo, graphique, etc.). Cette collectivisation de l'information peut prendre deux types de formes. Premièrement, une forme simple qui consiste à incorporer des canaux de médias sociaux dans les sites web institutionnels existants (en incorporant par exemple des icônes de raccourci des réseaux sociaux dans le site Web) et en créant des pages officielles de médias sociaux pour fournir des informations en temps réel aux citoyennes et citoyens. Deuxièmement, il y a une autre forme plus complexe nécessitant la création de plates-formes Web internes plus développées à des fins d’affichage et de participation.
En tant que deuxième composante, la participation a pour but de donner aux citoyennes et citoyens la possibilité de participer, dans le processus des politiques publiques (de l’élaboration à l’évaluation en passant par la mise en œuvre et le suivi), la prise des décisions, ainsi qu’à la prestation de services par le biais des médias sociaux (par exemple, commentaires et réactions exprimées par des canaux de médias sociaux).
La troisième composante relative à la communication fait référence à l'échange réciproque d'informations entre le gouvernement et les citoyennes et citoyens via les canaux de médias sociaux « communication bidirectionnelle. Ces canaux constituent un moyen très économique de communiquer avec un grand nombre de personnes en temps réel et peuvent prendre la forme de communications individuelles ou collectives.
En conclusion, à l'inverse des médias traditionnels, le partage, la participation et la communication sur les médias sociaux toucheront deux et plusieurs personnes avec une boucle de rétroaction entre les organisations gouvernementales et les citoyennes et citoyens, ce qui permet de s'assurer que les messages sont bien compris et traités. Le processus d’engagement entre le citoyen et le gouvernement sur les médias sociaux reste bien meilleur et offre aux organisations gouvernementales un bon outil réel d’identification des besoins et des attentes des citoyens.

Par Mohamed Anwar El Hazziti
Mercredi 3 Juillet 2019

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