Gonzalez Laya sera entendue par un juge en octobre sur l’ affaire de Brahim Ghali


H.T
Mercredi 29 Septembre 2021

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L' ex-ministre espagnole des Affaires étrangères sera entendue lundi 4 octobre par un juge dans le cadre de l'enquête sur les circonstances de l'accueil en avril dans le pays du chef des miliciens du Polisario pour y être soigné du Covid-19, a indiqué lundi la justice. Arancha Gonzalez Laya sera auditionnée à 13H00 par un juge d'instruction du tribunal de Saragosse, ville où avait atterri Brahim Ghali, le chef des séparatistes, lors de son arrivée en Espagne en avril, a précisé le tribunal régional d'Aragon. D'autres responsables politiques ou institutionnels seront également entendus comme l'ex-secrétaire générale technique du ministère des Affaires étrangères, la directrice du cabinet du ministre de l'Intérieur ou encore la directrice de la "Fabrique nationale de la monnaie et du timbre", une structure chargée de fabriquer les passeports. La présence en Espagne de Brahim Ghali avait déclenché une crise diplomatique majeure entre l'Espagne et le Maroc. L'enquête doit permettre de "vérifier les circonstances de l'entrée en Espagne de Brahim Ghali", avait expliqué le tribunal, la semaine passée. Selon les médias, la justice cherche à savoir pourquoi Brahim Ghali a été exempté de contrôle de son passeport lors de son arrivée. Arancha Gonzalez Laya, personnage clé de la crise puisqu'elle était à l'époque la cheffe de la diplomatie espagnole, a depuis quitté le gouvernement de Pedro Sanchez en juillet à la suite d’un remaniement. Le chef des séparatistes était arrivé le 18 avril dans le plus grand secret à bord d'un avion médicalisé de la présidence algérienne, et muni d'un "passeport diplomatique", selon le quotidien El Pais. Il avait ensuite été admis dans un état critique à l'hôpital de Logroño (nord). Une fois révélée, sa présence en Espagne avait déclenché une crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat. Rabat avait exprimé son "exaspération" et réclamé une enquête "transparente" sur l'entrée "frauduleuse" de Brahim Ghali en Espagne, en affirmant que le chef du Polisario avait voyagé "avec des documents falsifiés et une identité usurpée". 

H.T
Mercredi 29 Septembre 2021
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