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Les organisateurs de la 11ème édition du Festival national du film sont submergés et…contents. En effet, avant même la clôture de cette édition, on peut d’ores et déjà relever que c’est un immense succès public et professionnel qui récompense leurs efforts. Notamment en termes de spectateurs qui envahissent la magnifique salle Roxy devenue exiguë pour accueillir cette foule enthousiaste et en termes d’invités nationaux venus de tous les coins du pays et qui ont souhaité prendre part au festival. Et tout ce beau monde finit par trouver une place…
Une polémique stupide était née lorsque le film de Ferhati était venu compléter la liste des films en compétition long métrage sous prétexte que les délais d’inscription étaient déjà passés. Que dire alors de ces dizaines de journalistes qui sont venus au festival longtemps après la clôture des demandes d’accréditation ? Mais au-delà de ces formalismes procéduraux qui offrent une occupation à ceux qui ont raté le train, c’est le cinéma marocain qui sort grandi de ce nouveau rendez-vous. Quand, en effet, le festival démarre, le plus important est son contenu et principalement les films : aucun discours sur le cinéma ne saurait remplacer le discours des films sur eux-mêmes ! Et de ce point de vue-là, la programmation de Tanger 2010 offre une grande diversité d’approches de thèmes et de générations. Les cercles de professionnels et de cinéphiles qui se font au cours des repas ou tard après la dernière projection de la journée sont les lieux de débats et d’échanges passionnés et passionnants sur tel aspect pour tel autre des films vus. « Terminus des anges » du trio Nejjar, Mouftakir, Lasri a d’emblée suscité débat par sa forme (un film à sketches), par sa thématique sensible (le sida) et surtout autour de l’approche caractérisant chaque épisode.
Le film de Mohamed Ismail, « Aoulad lblad », a marqué le public, comme à chaque film de ce réalisateur régulier : un casting toujours prestigieux, un thème ancré dans l’actualité. Mais les observateurs n’ont pas manqué de faire le lien et la comparaison avec le film précédent de Smail, Adieu mères où il avait placé la barre très haut…Latif Lahlou a séduit son public. Sa « grande villa » donnant lieu à une variante familiale du fameux choc des cultures…La résolution heureuse de cette contradiction venant à la fin du film sous l’effet magique du caftan. Cela a plu, tant mieux…
Aujourd’hui vendredi, le festival s’offre une pause académique en consacrant une séquence entièrement dédiée à la mémoire de Khatibi : l’intellectuel, le romancier, le poète et l’amoureux du cinéma. C’est un moment opportun et pertinent. La légitimité artistique sociale de notre cinéma se double ici d’une légitimité culturelle. Khatibi était un capteur de signes. Il nous offrait aussi les outils pour décrypter les signes, or le cinéma est un faisceau de signes puisant en grande partie dans la « mémoire tatouée » d’une nation. C’est donc aussi un geste de reconnaissance à celui pour qui le visible est tout autant lisible.
Une polémique stupide était née lorsque le film de Ferhati était venu compléter la liste des films en compétition long métrage sous prétexte que les délais d’inscription étaient déjà passés. Que dire alors de ces dizaines de journalistes qui sont venus au festival longtemps après la clôture des demandes d’accréditation ? Mais au-delà de ces formalismes procéduraux qui offrent une occupation à ceux qui ont raté le train, c’est le cinéma marocain qui sort grandi de ce nouveau rendez-vous. Quand, en effet, le festival démarre, le plus important est son contenu et principalement les films : aucun discours sur le cinéma ne saurait remplacer le discours des films sur eux-mêmes ! Et de ce point de vue-là, la programmation de Tanger 2010 offre une grande diversité d’approches de thèmes et de générations. Les cercles de professionnels et de cinéphiles qui se font au cours des repas ou tard après la dernière projection de la journée sont les lieux de débats et d’échanges passionnés et passionnants sur tel aspect pour tel autre des films vus. « Terminus des anges » du trio Nejjar, Mouftakir, Lasri a d’emblée suscité débat par sa forme (un film à sketches), par sa thématique sensible (le sida) et surtout autour de l’approche caractérisant chaque épisode.
Le film de Mohamed Ismail, « Aoulad lblad », a marqué le public, comme à chaque film de ce réalisateur régulier : un casting toujours prestigieux, un thème ancré dans l’actualité. Mais les observateurs n’ont pas manqué de faire le lien et la comparaison avec le film précédent de Smail, Adieu mères où il avait placé la barre très haut…Latif Lahlou a séduit son public. Sa « grande villa » donnant lieu à une variante familiale du fameux choc des cultures…La résolution heureuse de cette contradiction venant à la fin du film sous l’effet magique du caftan. Cela a plu, tant mieux…
Aujourd’hui vendredi, le festival s’offre une pause académique en consacrant une séquence entièrement dédiée à la mémoire de Khatibi : l’intellectuel, le romancier, le poète et l’amoureux du cinéma. C’est un moment opportun et pertinent. La légitimité artistique sociale de notre cinéma se double ici d’une légitimité culturelle. Khatibi était un capteur de signes. Il nous offrait aussi les outils pour décrypter les signes, or le cinéma est un faisceau de signes puisant en grande partie dans la « mémoire tatouée » d’une nation. C’est donc aussi un geste de reconnaissance à celui pour qui le visible est tout autant lisible.