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Et pour cause ! La Samir est sous-capitalisée. Son actionnaire de référence, un groupe saoudien, l’a achetée au rabais auprès de l’Etat, dans le cadre du programme de privatisation, sans apport propre significatif, l’essentiel du prix d’acquisition ayant été emprunté par l’investisseur. C’est une vérité de La Palice que d’affirmer que la faillite de la Samir aurait comme conséquence un grand désastre économique pour notre pays (risque systémique oblige !).
Cependant, la stratégie à mettre en place pour faire face à ce risque n’est pas évidente. Pour les salariés et leurs représentants, la solution du problème réside dans la renationalisation de l’entreprise. Cette revendication, en apparence révolutionnaire, suscite plusieurs interrogations : une telle opération ne serait-elle pas l’incarnation du principe ultralibéral qui consiste à privatiser le bénéfice et à socialiser les pertes ? La nationalisation prendrait-elle la forme d’une expropriation ou d’un rachat? La gestion étatique de l’entreprise serait-elle plus performante que sa gouvernance privée ? Quel
serait l’impact d’une telle décision sur les investissements directs étrangers ? … La privatisation de la Samir était une grande erreur alourdie par le choix de l’investisseur (les Saoudiens ne sont pas des capitalistes mais des rentiers).
Que faire alors ? Imposer à l’investisseur de référence d’honorer ses obligations contenues dans le pacte de la privatisation et de mettre en place une charte de la gouvernance qui garantit les droits des parties prenantes de l’entreprise et en première place les consommateurs et les employés de la Samir.









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