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C’est un véritable cri de détresse qui a été lancé par la section de Kénitra de l’Association marocaine des droits de l’Homme suite à la caravane de solidarité qu’elle vient d’organiser dans la région du Gharb, récemment frappée par les inondations.
Au nom des habitants de cette région fortement handicapée par cette catastrophe naturelle, l’Association, soutenue par d’autres organisations non gouvernementales et les représentants des victimes, lance un appel solennel au gouvernement en vue de déclarer la région du Gharb, zone sinistrée. Comme l’a souligné le responsable régional de la section de l’AMDH dans la région de Kénitra, Omar Baâziz lors d’un point de presse tenu hier à Rabat, cet appel se base sur les résultats d’un bilan provisoire des dommages subis par la région qui a été effectué suite à cette caravane.
Si les organisateurs reconnaissent la difficulté d’élaborer une évaluation chiffrée, ils avancent toutefois quelques statistiques qui en disent long sur les souffrances subies par les habitants de cette région. Ils parlent en effet d’une superficie de 138.000 hectares affectée par les inondations dont 80.000 littéralement inexploitables, plus de 18.252 maisons démolies et quelque 20.000 sans abri. Dans ce cadre, Driss Addi de la Fédération nationale de l’agriculture (UMT), indique que les inondations dans la région du Ghrab est une donne structurelle qui n’a pas été prise à sa juste mesure. Il est allé plus loin pour mettre l’index sur « la gestion non rationnelle du débit d’eau dans les barrages de la région et qui aurait été à l’origine de cette catastrophe ».
Face à cette situation, l’Association demande l’indemnisation des victimes par rapport à tous les dégâts, dommages et pertes qu’ils ont subis, le relogement des sans abri et la réhabilitation des régions sinistrées. De la même manière qu’elle déplore la tournure des événements dans la région de Khénichat et demande la libération des personnes détenues suite à ces événements. A ce propos, et présent lors de la conférence de presse, un parent de l’un des élèves concernés par l’affaire des explosifs de Khénifra, a affirmé que ce dernier a été entendu à la fin de la semaine dernière par le juge d’instruction du tribunal militaire à Rabat. Durant plus de sept heures, le jeune garçon, âgé de 18 ans, a été par la suite placé dans la prison de Salé. Neuf autres élèves de la première année baccalauréat ont été appréhendés après avoir provoqué une « déflagration» traditionnelle sur la base du produit appelé «Maâ Kataâ ». Si cette « explosion » n’a pas fait de dégât, elle a été prise très au sérieux par les éléments de la PJ qui ont interpellé plus de 100 personnes avant de limiter cette liste à dix élèves.
Au nom des habitants de cette région fortement handicapée par cette catastrophe naturelle, l’Association, soutenue par d’autres organisations non gouvernementales et les représentants des victimes, lance un appel solennel au gouvernement en vue de déclarer la région du Gharb, zone sinistrée. Comme l’a souligné le responsable régional de la section de l’AMDH dans la région de Kénitra, Omar Baâziz lors d’un point de presse tenu hier à Rabat, cet appel se base sur les résultats d’un bilan provisoire des dommages subis par la région qui a été effectué suite à cette caravane.
Si les organisateurs reconnaissent la difficulté d’élaborer une évaluation chiffrée, ils avancent toutefois quelques statistiques qui en disent long sur les souffrances subies par les habitants de cette région. Ils parlent en effet d’une superficie de 138.000 hectares affectée par les inondations dont 80.000 littéralement inexploitables, plus de 18.252 maisons démolies et quelque 20.000 sans abri. Dans ce cadre, Driss Addi de la Fédération nationale de l’agriculture (UMT), indique que les inondations dans la région du Ghrab est une donne structurelle qui n’a pas été prise à sa juste mesure. Il est allé plus loin pour mettre l’index sur « la gestion non rationnelle du débit d’eau dans les barrages de la région et qui aurait été à l’origine de cette catastrophe ».
Face à cette situation, l’Association demande l’indemnisation des victimes par rapport à tous les dégâts, dommages et pertes qu’ils ont subis, le relogement des sans abri et la réhabilitation des régions sinistrées. De la même manière qu’elle déplore la tournure des événements dans la région de Khénichat et demande la libération des personnes détenues suite à ces événements. A ce propos, et présent lors de la conférence de presse, un parent de l’un des élèves concernés par l’affaire des explosifs de Khénifra, a affirmé que ce dernier a été entendu à la fin de la semaine dernière par le juge d’instruction du tribunal militaire à Rabat. Durant plus de sept heures, le jeune garçon, âgé de 18 ans, a été par la suite placé dans la prison de Salé. Neuf autres élèves de la première année baccalauréat ont été appréhendés après avoir provoqué une « déflagration» traditionnelle sur la base du produit appelé «Maâ Kataâ ». Si cette « explosion » n’a pas fait de dégât, elle a été prise très au sérieux par les éléments de la PJ qui ont interpellé plus de 100 personnes avant de limiter cette liste à dix élèves.