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Dyslexique, Youssef Saoudi passe le bac en aspirant intégrer une école d’ingénierie

49 candidats en situation de handicap ont passé le bac cette année dans la région de Rabat-Salé- Kénitra




Si le Baccalauréat est une étape cruciale dans la vie des étudiants, cette épreuve constitue un vrai défi à relever pour les élèves en situation de handicap comme Youssef Saoudi, ce dyslexique qui passe cet examen national avec l'ambition d'intégrer une école d’ingénierie.
Ses difficultés à identifier les lettres, les syllabes et les mots liés à une dyslexie, n’ont pas empêché cet amoureux de voitures de poursuivre ses études et de se présenter cette année pour passer le bac confiant en un avenir meilleur.
Assisté par une accompagnatrice, Nada (au service du lycéen pendant toute la durée des épreuves), Youssef passe les épreuves du bac, section sciences expérimentales. Tous les deux, ils forment un duo parfaitement synchronisé.
"Une fois le sujet distribué, c’est Nada, qui me lit et rédige les réponses que je lui dicte", a confié Youssef à la MAP, ajoutant qu'en raison de son handicap, il est autorisé à un tiers de plus de temps prévu pour le déroulement de l'examen.
Pour sa mère Fatima, le parcours de Youssef n’était pas sans difficultés, faisant savoir que son handicap a été découvert par l’un de ses enseignants du primaire. Sa maladie étant quasiment inconnue, les enseignants avaient du mal à comprendre le handicap dont souffre Youssef, déplore Fatima, notant que grâce aux mesures prises par le ministère de l'Education nationale pour adapter les conditions des examens au profit des candidats en situation de handicap, son fils a pu avoir un accompagnateur lors des examens de la sixième année du primaire et du brevet.
Comme Youssef Saoudi, ils sont 49 candidats en situation de handicap à passer le Baccalauréat cette année dans la région de Rabat-Salé-Kénitra, selon le directeur de l’académie de Rabat-Salé-Kénitra, Mohamed Aderdour.
Les candidats peuvent bénéficier, selon le type et le degré de handicap, soit d’un accompagnateur autorisé ou d’un prolongement de la durée d’examen, à savoir "un tiers du temps prévu pour le déroulement de l'examen ou les deux", a indiqué M. Aderdour dans une déclaration à la MAP, expliquant que le choix de l’accompagnateur est soumis à plusieurs critères, notamment, son niveau d'études qui doit être inférieur à celui du candidat à l'examen.
Avec un taux de réussite d’environ 90% au bac des années précédentes, ces jeunes en situation de handicap persévèrent et s’intègrent de plus en plus dans la société.

Vendredi 9 Juin 2017

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