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Driss Lachguar : Qu ’il soit à l’ opposition ou dans la gestion des affaires publiques, l’USFP a toujours fait preuve d’ un dévouement sans faille au service du pays

Lors du 9ème Congrès, l’USFP avait déjà formulé le constat de la caducité du modèle de développement alors en cours


Benkirane est réputé, depuis le début de sa « carrière politique » pour son opportunisme avéré conjugué à sa tendance démagogique et excessivement populiste, manifestée d’ailleurs par son recours abusif et fréquent au référentiel religieux, souvent trop simpliste

Driss Lachguar, Premier secrétaire de l’USFP, était l’invité de l’émission «Studio des élections» diffusée par la chaîne de radio «Med Radio» dans la soirée du dimanche 5 septembre. Le débat, animé par des journalistes de ladite chaîne, était franc, ouvert et riche en enseignements. Il s’est focalisé autour des échéances électorales du 8 septembre, de la campagne électorale, des actions menées par le parti de la Rose, des candidatures, du programme électoral, ses diagnostics et pronostics et des alliances post-électorales éventuelles. Les discussions se sont distinguées par le caractère limpide et clair des interrogations et des réponses et par le rappel historique de certaines étapes cruciales de l’existence et l’évolution du parti à travers les mutations politiques, économiques et sociales que connaît notre pays. Au commencement, une parenthèse a été ouverte par le principal animateur, Ramdani, évoquant des déclarations faites, juste auparavant, par l’ancien chef du PJD et ancien chef du gouvernement, qui aurait versé dans le voyeurisme tapageur et les allégations fallacieuses et mystificatrices populistes à l’encontre du premier responsable du parti de la Rose. Driss Lachguar s’est, d’abord, refusé de tout commentaire car, a-t-il affirmé, il n’en connaissait pas exactement la teneur mais a déclaré ne pas reconnaître à Benkirane la qualité d’homme d’Etat ni d’acteur politique, la politique étant pour lui «un ensemble de discours mais aussi et surtout d’actes», faisant allusion à la pension confortable de « retraite » que perçoit l’ancien chef du gouvernement. Là-dessus, il a indiqué que ce « pseudo » leader est réputé depuis le début de sa « carrière politique » pour son opportunisme avéré, conjugué à sa tendance démagogique et excessivement populiste, manifestée d’ailleurs par son recours abusif et fréquent au référentiel religieux, souvent trop simpliste. Au sujet du processus politique historique qui a marqué l’existence et l’évolution de l’USFP depuis sa création au lendemain de l’indépendance du pays, Driss Lachguar a souligné que ce parti, qui a connu de grands succès mais aussi des échecs, a toujours milité pour l’épanouissement du pays et le bien-être de la population. « Les différentes échéances électorales ne sont que les moyens consacrés au service du pays », a-t-il ajouté. De grands efforts ont constamment été déployés, des sacrifices ont été consentis dans le cadre du noble militantisme des Ittihadis, a mis en exergue le Premier secrétaire du parti en rappelant les rôles fondamentaux joués par des leaders tels que Abdallah Ibrahim et Abderrahmane El Youssoufi, au moment où le parti détenait les rênes de la responsabilité. Ainsi, a-t-il indiqué, l’USFP, aussi bien dans l’opposition qu’il a pratiquée pendant de longues années que responsable en charge de la gestion des affaires publiques, a toujours fait preuve d’un dévouement sans faille au service du pays. S’agissant des comportements, agissements et incidents survenus lors de la campagne électorale, Driss Lachguar a rappelé qu’en démocratie, l’expression de la divergence des opinions politiques conduit inéluctablement à des dépassements particulièrement dans les démocraties émergentes dont fait partie notre pays, mais cet état de fait est réglementé de manière à corriger les dérapages et les excès. A l’interrogation de savoir si l’USFP fonde sa stratégie électorale sur la théorie des dangers et du complotisme, le leader ittihadi, tout en reconnaissant que le pays est confronté à plusieurs défis, à savoir la pandémie, le voisinage et le développement, est revenu sur l’action politique ciblée entreprise par le parti, indiquant que lors du 9ème Congrès, l’USFP avait déjà formulé le constat de la caducité du modèle de développement alors en cours. D’ailleurs, après le discours Royal soulignant en 2016 la nécessité d’ériger un nouveau modèle de développement, le parti, lors de la conférence de Skhirat de 2017 avait déclaré son adhésion à cette orientation et sa conviction profonde que cela ne peut provenir que d’un Etat fort et juste et d’une société moderne et solidaire et qu’à cet effet, le modèle de développement en perspective doit s’appuyer sur l’Etat protecteur, « l’Etat providence » et sur la protection sociale. D’ailleurs, le parti avait émis plusieurs notes à ce sujet à l’envers des différents acteurs gouvernementaux. D’autre part, concernant les préparatifs des prochaines échéances électorales, les candidatures, le programme du parti et les diagnostics et pronostics, le Premier secrétaire a réitéré que la quasi-totalité des formations politiques en lice puisent dans le référentiel politique de l’USFP mais que ce qui compte pour le parti de la Rose, ce sont les programmes qui soient rivés sur l’intérêt du pays. « Peu nous importe que nous soyons de la partie ou en dehors, pourvu que cela soit consacré au bien-être de la population », a-t-il martelé. Quant au pronostic « trop optimiste », d’après ses interlocuteurs, selon lequel l’USFP occupera l’une des trois places à l’issue du scrutin, Driss Lachguar a indiqué que parmi les prémices de ses prévisions se trouve le positionnement du parti à la 4ème place en matière de candidature aux élections communales. Il a précisé que la formation s’est consolidée par le ralliement de nombreux anciens militants du fait du processus de réconciliation entamé depuis le 60ème anniversaire du parti et par l’arrivée de nombreux adhérents du fait de la politique d’ouverture suivie par la direction du parti. Par ailleurs, le premier responsable du parti de la Rose s’est dit confiant et fier des réalisations, fruit de gros efforts consentis par l’ensemble des Ittihadis. A ce propos, il a précisé que le programme électoral a été fondé sur une étude sociologique savante et profonde et que l’USFP, à titre d’exemple, est le seul parti à se pencher sur l’orientation de l’économie verte et qu’il a été un véritable précurseur quant à l’instauration de la mention « made in Morocco ». De même qu’il a établi la distinction judicieuse entre le volet social et le volet sociétal. S’agissant toujours du pronostic prononcé par Driss Lachguar, ce dernier estime qu’il est tout à fait réalisable grâce aux gros efforts et à l’acharnement productif de l’ensemble des militants ittihadis qui, outre leur action partisane constante, ont toujours marqué leur présence dans toutes les stations électorales vécues par le pays. A la question de savoir si le Premier secrétaire compte continuer à assurer la direction du parti, il a souligné que les règlements du parti limitent à deux les mandats de premier secrétaire et qu’il quitterait ce poste dès la tenue du prochain congrès. Là-dessus, les interlocuteurs, animateurs de la chaîne, relatant quelques interrogations d’internautes, ont soulevé certains « problèmes organisationnels », notamment les cas isolés de Tanger et de Souss-Massa. Pour ce qui est de Tanger, Driss Lachguar a précisé que les responsables locaux du parti à l’échelon de cette ville, ont révélé une grande défaillance et une incapacité à gérer les affaires de la formation au niveau provincial, ce qui a conduit la direction de concert, à dissoudre et renouveler ces instances locales. Cela a favorisé ainsi l’arrivée de nouveaux acteurs très influents au niveau régional (des députés, des conseillers régionaux et communaux ayant déserté les rangs du PJD notamment). Quant au recul du rayonnement du parti dans la région de SoussMassa, le dirigeant de l’USFP a rappelé que parmi les plus judicieuses trouvailles de l’histoire en matière de politique, l’alternance. «L’USFP, a-t-il rappelé, a toujours été au gouvernail des affaires locales d’Agadir, et ce depuis 1976. «Par conséquent, le recul est «tout à fait naturel», a-t-il ajouté en estimant qu’il est confiant quant aux prochaines perspectives. Au sujet des éventuelles alliances qui pourraient se nouer au lendemain du scrutin et en perspective de la formation du prochain gouvernement, en dehors de l’ambiguïté qui entoure la possibilité d’une entente avec le PJD, Driss Lachguar a mis l’accent sur le facteur «Raison d’Etat» et sur les défis présents et futurs qui sont déterminants dans la prise de décision à ce propos. « Si le pays a besoin de consensus, a-t-il affirmé, nous opterons pour le consensus ». D’autre part, concernant la « déplorable » question de l’équité - genres- et de la parité, évoquée par l’un des animateurs de l’émission, le Premier secrétaire de l’USFP a mis en exergue les initiatives louables de Sa Majesté le Roi qui ont renforcé la présence de la femme au sein des centres de décision, notamment politiques, mais a déploré l’insuffisance d’équité et le manque de parité dans plusieurs autres domaines. A cet effet, il propose que toute instance qui ne soit pas composée d’au moins un tiers de ses membres de femmes, devra voir rejeter le dossier de sa constitution. 

Rachid Meftah
Mardi 7 Septembre 2021

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