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L’annonce est officielle. Dans les provinces du Sud du Maroc, des projets d’un nouveau modèle de développement sont mis en branle. Ils seront financés avec une bagatelle de pas moins de 77 milliards de dirhams. C’est la semaine dernière à Laâyoune que celui-ci a été lancé par SM le Roi Mohammed VI. Le ministre de l'Economie et des Finances a dévoilé, en l’occasion, les grandes lignes de ce projet. Il a fait savoir que ce modèle consiste en la création de pôles compétitifs capables de créer une nouvelle dynamique et des opportunités d'emploi nécessaires au profit des jeunes et des femmes, de consolider le développement intégré et de promouvoir la dimension culturelle en se basant sur la gouvernance responsable dans le cadre de la régionalisation avancée.
Et ce n’est pas tout. La dimension économique de ce nouveau modèle, vise la mise à niveau des mécanismes de développement conformément au programme de soutien des secteurs de production (phosphates, agriculture, pêche maritime et tourisme écologique).
Avis partagé par Driss El Fina, professeur à l’Institut national de statistiques et d’économie appliquée (INSEA), qui a déclaré à Libé qu’il existe beaucoup d’opportunités dans ces provinces sur le plan agricole, minier et touristique notant que ces financements étatiques vont accroître l’attractivité de cette région vis-à-vis justement de l’investissement privé recherché.
«Avec cette nouvelle vague d’investissements, nous allons faire évoluer cette région, qui représente pratiquement la moitié du territoire national en termes de surface, à un autre niveau plus important», nous a-t-il signalé. Et de révéler, dans ce cadre, qu’il ne s’agit pas, concrètement, d’un nouveau modèle mais plutôt d’un autre niveau de développement, en l’occurrence la mise en synergie et en adéquation des projets réalisés depuis le retour de nos provinces sahariennes à la mère patrie, expliquant que le modèle économique national est le même sur tout le territoire. En clair, il nous a précisé qu’en accélérant le développement dans ces provinces à travers l’intervention massive de l’Etat, l’on va, dans la foulée, inciter d’autres investissements privés nationaux ou internationaux à venir s’y installer.
«De cette façon, l’on va rompre certainement avec l’ancienne économie, en l’occurrence l’économie de rente, qui était prédominante au niveau de cette zone-là», nous a-t-il indiqué rappelant également que le Maroc a déjà, par le passé, beaucoup investi dans ces provinces du Sud. Et de souligner que, d’abord, le déficit y était important par rapport à la moyenne nationale et qu’ensuite, elles étaient si marginalisées que l’Etat a beaucoup investi surtout en infrastructures et logements, éradiquant quasiment, par la même occasion, les campements, habitats sommaires et bidonvilles qui étaient légion.
Cet expert et membre de l’USFP a également mis en exergue le rôle de ces investissements qui vont permettre d’améliorer la connectivité entre les régions marocaines et particulièrement celles du Sud avec celles du Nord.
Cela est très important dans la perspective de les connecter avec toute l’Afrique, a-t-il relevé, précisant que la mise en œuvre de cette ambitieuse vision permettra à ces provinces et à tout le Maroc de jouer pleinement son rôle en tant que hub économique africain et lien avec l'Europe.
Aussi, il évoque, à ce titre, que ces investissements auront un impact sur la dynamique démographique future des provinces du Sud.
Driss El Fina a également tenu à faire valoir un point important : l’Etat ne va certainement pas oublier d’investir dans l’Homme et sa formation parce qu’elle est fondamentale.
Et ce n’est pas tout. La dimension économique de ce nouveau modèle, vise la mise à niveau des mécanismes de développement conformément au programme de soutien des secteurs de production (phosphates, agriculture, pêche maritime et tourisme écologique).
Avis partagé par Driss El Fina, professeur à l’Institut national de statistiques et d’économie appliquée (INSEA), qui a déclaré à Libé qu’il existe beaucoup d’opportunités dans ces provinces sur le plan agricole, minier et touristique notant que ces financements étatiques vont accroître l’attractivité de cette région vis-à-vis justement de l’investissement privé recherché.
«Avec cette nouvelle vague d’investissements, nous allons faire évoluer cette région, qui représente pratiquement la moitié du territoire national en termes de surface, à un autre niveau plus important», nous a-t-il signalé. Et de révéler, dans ce cadre, qu’il ne s’agit pas, concrètement, d’un nouveau modèle mais plutôt d’un autre niveau de développement, en l’occurrence la mise en synergie et en adéquation des projets réalisés depuis le retour de nos provinces sahariennes à la mère patrie, expliquant que le modèle économique national est le même sur tout le territoire. En clair, il nous a précisé qu’en accélérant le développement dans ces provinces à travers l’intervention massive de l’Etat, l’on va, dans la foulée, inciter d’autres investissements privés nationaux ou internationaux à venir s’y installer.
«De cette façon, l’on va rompre certainement avec l’ancienne économie, en l’occurrence l’économie de rente, qui était prédominante au niveau de cette zone-là», nous a-t-il indiqué rappelant également que le Maroc a déjà, par le passé, beaucoup investi dans ces provinces du Sud. Et de souligner que, d’abord, le déficit y était important par rapport à la moyenne nationale et qu’ensuite, elles étaient si marginalisées que l’Etat a beaucoup investi surtout en infrastructures et logements, éradiquant quasiment, par la même occasion, les campements, habitats sommaires et bidonvilles qui étaient légion.
Cet expert et membre de l’USFP a également mis en exergue le rôle de ces investissements qui vont permettre d’améliorer la connectivité entre les régions marocaines et particulièrement celles du Sud avec celles du Nord.
Cela est très important dans la perspective de les connecter avec toute l’Afrique, a-t-il relevé, précisant que la mise en œuvre de cette ambitieuse vision permettra à ces provinces et à tout le Maroc de jouer pleinement son rôle en tant que hub économique africain et lien avec l'Europe.
Aussi, il évoque, à ce titre, que ces investissements auront un impact sur la dynamique démographique future des provinces du Sud.
Driss El Fina a également tenu à faire valoir un point important : l’Etat ne va certainement pas oublier d’investir dans l’Homme et sa formation parce qu’elle est fondamentale.