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Une démission en appelle une autre. A peine né, le mouvement «Damir» (Conscience) fait plutôt parler de lui, par la démission de ses membres. Deux femmes quittent, en effet, le navire. La conscience peine visiblement à se frayer son bonhomme de chemin. L’indépendance du mouvement et son obédience partisane en sont pour quelque chose.
Au début, ce fut la jeune activiste du Mouvement 20 février, Ouidad Melhaf. Cette fois-ci, le coup est plus dur pour l’équipe de Salah El Ouadie. La poétesse Ouidad Benmoussa emboîte le pas à l’ancienne trésorière. Ce qui est surprenant dans cette affaire, c’est la similitude des raisons de cette démission.
Les deux Ouidad démissionnaires indiquent que le flou qui marque la relation du coordinateur du mouvement Salah El Ouadie avec le Parti authenticité et modernité (PAM) reste la cause de ces prises de position.
Les deux membres soulignent que, lors des premières discussions, la question d’affiliation politique de Salah El Ouadie a été débattue et qu’on leur avait fait comprendre que l’ex-dirigeant du PAM a bel et bien rompu avec son ancien parti et qu’il veut actuellement investir la société civile. El Ouadie a brisé le silence pour expliquer que son appartenance politique est une question personnelle du fait qu’il s’agit d’un droit. Ce n’est pas de cette oreille que l’entendent les deux membres démissionnaires.
A les en croire, le coordinateur avait bien donné lecture de sa démission du PAM, devant toute l’équipe de « Damir », « ce qui nous a assuré de son indépendance, mais par la suite, nous avons été surpris par le chef du parti Mustapha El Bakoury, annonçant lors d’une émission télévisée que Salah El Ouadie n’a pas démissionné et qu’il a même un rendez-vous avec lui pour discuter des affaires du parti ». C’est donc une question de probité.