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Loin des dédales de la littérature, le dernier épisode de l’émission culturelle «Macharif», diffusée mercredi soir sur la chaîne «Al Oula», a fait dans la diversité thématique. Une variété qui lui permet de se pencher de temps à autre sur d’autres thèmes. Et c’est le champ de la sociologie qui s’est trouvé investi par l’animateur de cette émission, le poète Yassin Adnane. Le sujet, lui, est d’actualité : les changements de valeurs dans la société de consommation. Les contours d’un tel sujet ont été débattus par le sociologue marocain Mokhtar El Harras, de l’Université Mohammed V Souissi. Et d’emblée, il fallait répondre à la question qui hante le chercheur, et parfois même l’observateur : le Maroc n’a-t-il pas besoin d’une réforme de valeurs à l’instar des réformes qui affectent les secteurs de l’économie, de la politique et de l’enseignement? Il faut dire qu’un grand fossé s’est creusé, à ce niveau, entre les générations successives. Les changements de conduite, de comportement et de mentalité sont, on ne peut plus, clairs et manifestes. Beaucoup de gardiens de temples voient évoluer le Maroc, avec un système de valeurs quelque peu obsolète. Comment donc accompagner les multiples changements qui surviennent dans différents secteurs, notamment les jeunes et les femmes, la famille, la culture… sans une importante révision de l’ancien système de valeurs? La rencontre a réussi ainsi le pari de mettre le doigt sur ce changement sociologique de taille et qui passe souvent inaperçu. N’est-il pas le même cheval de bataille de deux camps antinomiques : les conservateurs et les progressistes?