De grâce ! Retenez-le !


Samedi 20 Février 2016

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"J'étais sur le point de démissionner...". Encore ! On ne compte plus le nombre de fois où il a parlé de démission sans qu'il aille au bout de ce voeu à l'évidence trop pieux. Là, il parlait des accidents de la route. Un sujet trop grave, trop sérieux pour qu'il fasse l'objet de quelque surenchère, surtout qu'il a tenu à évoquer le drame survenu à Tizi N’Tichka et qui a coûté la vie à quarante cinq passagers. C'est bien beau, mister Benkirane, de se dire affecté et profondément touché, sauf qu'un chef de gouvernemnt n'a sûrement pas à s'apitoyer sur le triste sort des victimes après coup.
Parlons-en justement de cette route de la mort qu'est Tizi N’Tichka. Qu'ont-ils fait Benkirane et son gouvernement, et notamment ses deux ministres PJD, Rebbah et Boulif, depuis le drame ? Rien. Ils sont dans l'expectative en attendant d'autres drames, d'autres victimes pour prononcer quelques discours pitoyables ou, au mieux, verser de petites larmes inutiles. En attendant, il paraît que nous avons jusqu'à 2025 pour crever de notre plus belle mort sur les routes.
Mais de grâce ! Qu'il cesse de parler de démission ! Qui sait ? Peut-être finira-il par le faire sur un coup de tête ! Il est vrai qu'il ne lui reste plus beaucoup. Mais c'est sûr qu'il va nous manquer, surtout qu'il a toute une œuvre à achever. Ce taux de croissance qui dégringole s'éloignant, vers le bas, et chaque jour un peu plus, de celui affiché comme slogan de sa campagne.

Samedi 20 Février 2016
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