Coupe du Roi : Le Barça frôle l'exploit

Mercredi 4 Mars 2026

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Corrigé à l'aller (4-0), le FC Barcelone est passé à un souffle de s'offrir une nouvelle "remontada" historique mardi au Camp Nou (3-0) mais a laissé l'Atlético Madrid filer en finale de la Coupe du Roi.

Le coup de sifflet final a sonné comme un coup de canon pour les Catalans, qui ont terminé la rencontre à bout de force pour tenter d'arracher leur billet pour Séville, le 18 avril prochain.

Leur quête d'un 33e trophée, et d'un second triplé (Liga, Supercoupe d'Espagne, Coupe du Roi) de suite, s'arrêtera ici, avec le sentiment que l'exploit était à leur portée, mardi soir sur la pelouse du Camp Nou.

Car l'Atlético, qualifié dans la souffrance, a sérieusement tremblé et même frôlé la catastrophe. Mais il verra bien la finale pour la première fois depuis 2013, face à la Real Sociedad ou l'Athletic Bilbao.

Les hommes d'Hansi Flick, qui avait appelé ses joueurs à rendre "l'impossible possible", ont mis tous les ingrédients pour. Cela n'aura cependant pas suffi à rattraper l'humiliation subie en une mi-temps à l'aller (4-0).

"Je sors de ce match fier de notre équipe. Nous avons tout donné du début à la fin. Nous voulions être en finale, et vu le match que nous avons fait, nous méritions d'y être. Si nous jouons comme aujourd'hui, nous allons faire une fin de saison extraordinaire", a réagi le capitaine Raphinha après la rencontre.
 
Bernal incarne l'espoir

Emmenés par leur métronome Pedri, de retour comme titulaire, les tenants du titre ont imposé une pression étouffante d'entrée aux Colchoneros, retranchés autour de leur surface pour défendre leur avantage. Ce qu'ils sont parvenus à faire jusqu'à la demi-heure de jeu.

Le milieu offensif espagnol Fermin Lopez a ainsi donné le ton dès la première minute en déclenchant une frappe tendue venue s'écraser sur la barre transversale du deuxième gardien de l'Atlético Juan Musso (1e), attentif sur sa ligne ensuite pour repousser les tentatives du jeune Marc Bernal (15e), du prodige Lamine Yamal (24e) et de Ferran Torres (29e).

Acculés, les Rojiblancos ont fait le dos rond, et l'ont plutôt bien fait, en tentant de prendre à défaut la défense haute catalane, comme à l'aller. Mais ni Antoine Griezmann (27e, 41e), ni le Nigérian Ademola Lookman (36e, 45e+2) ne sont parvenus à punir - cette fois-ci - la tactique risquée de Flick.

Les Blaugranas, privés de Jules Koundé, sorti touché au mollet (13e), ont fini par lancer leur folle remontée sur un débordement fulgurant de Yamal, qui a trouvé seul face au but son ami de La Masia Marc Bernal, 18 ans également (30e, 1-0).

Et ils ont ensuite exaucé le voeu de leur entraîneur en rentrant au vestiaire après avoir fait la moitié du chemin, grâce à un penalty provoqué par Pedri et transformé par le capitaine Raphinha (45e+4, 2-0).

Le jeune Bernal, auteur d'un doublé à la reprise d'un centre du latéral portugais Joao Cancelo (73e, 3-0), fut le héros de cette "remontada" inaboutie. Il a terminé la rencontre épuisé, à l'image de Pedri et Raphinha, qui ont tout tenté pour arracher la prolongation, en vain.

Son coéquipier Gerard Martin, formé lui aussi au club, a peut-être eu la balle du 4-0 au bout du pied gauche, pour imiter un certain Sergi Roberto, il y a près de 10 ans face au PSG (6-1), mais son tir, trop enlevé, est passé au-dessus de la cage de Musso (90e).

Un dernier frisson sans conséquence pour les hommes de Diego Simeone, enfin libéré après avoir claqué des dents pendant plus d'une heure et demie.

Libé
Mercredi 4 Mars 2026
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