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Le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger a organisé, vendredi 1er mai 2026, une table ronde consacrée à la commémoration et à la mise en lumière de l’œuvre de l’écrivain et créateur Ahmed Ghazali (1964-2024). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de son programme culturel, à l’occasion de sa participation à la 31e édition du Salon international de l’édition et du livre de Rabat, qui se tient du 30 avril au 10 mai 2026.
Cet événement a été l’occasion de mettre en avant le riche parcours du défunt, qui a su conjuguer ingénierie, théâtre et action culturelle. À cette occasion, le Conseil a annoncé la publication d’un recueil de ses œuvres comprenant cinq pièces de théâtre.
Au cours de sa carrière, Ahmed Ghazali a contribué à la conception et à la réalisation de plusieurs projets culturels, notamment des musées en Europe, en Asie et au Maroc. Parmi les plus marquants figurent le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau à Marrakech, le musée minier de Jerada, le musée d’Al Hoceïma, ainsi que le parc de la Préhistoire de Sidi Abderrahmane à Casablanca.
La table ronde a réuni son épouse, Merya Estrada Ghazali, ainsi que plusieurs de ses proches et amis, qui ont évoqué les moments marquants de sa vie. Ils ont souligné la diversité de son œuvre et la profondeur de sa vision, mettant en avant sa capacité à transformer ses idées en créations ayant marqué la scène culturelle marocaine et internationale.
Les intervenants ont décrit le défunt comme un homme calme, généreux et engagé, évoluant aux frontières des cultures et œuvrant à relier les mondes et les langues. Ils ont également insisté sur la notion d’«écriture des frontières», caractéristique de son univers créatif. Ahmed Ghazali est par ailleurs considéré comme l’un des cofondateurs de la résidence d’artistes «Jiwar» à Barcelone, en Espagne.
La première collaboration entre Ahmed Ghazali et le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger remonte à juillet 2011, lors d’un colloque international organisé à Al Hoceïma sur le thème «Le patrimoine culturel du Rif : quel musée ?». À cette occasion, il avait défendu une approche muséale «hors les murs». Son intervention a été publiée dans l’ouvrage collectif «Le Rif : empreintes de l’histoire», édité par le Conseil national des droits de l’Homme et la maison d’édition «Carrefour des routes».
Dans le domaine théâtral, Ahmed Ghazali a laissé une œuvre importante, traduite en plusieurs langues et présentée dans différents pays. Parmi ses pièces les plus connues figurent Le mouton et la baleine, récompensée par le prix SACD en 2001 et le prix Sony Labou Tansi en 2003, ainsi que Tombouctou, 52 jours à dos de chameau (2005), Le ciel est trop bas (2007) et El Mellah (2020).
Le nom d’Ahmed Ghazali reste ainsi associé à une vision artistique singulière, alliant réflexion esthétique et dimension humaine, et invitant à dépasser les frontières, tant physiques que symboliques, dans le champ culturel.
Youssef Lahlali
Cet événement a été l’occasion de mettre en avant le riche parcours du défunt, qui a su conjuguer ingénierie, théâtre et action culturelle. À cette occasion, le Conseil a annoncé la publication d’un recueil de ses œuvres comprenant cinq pièces de théâtre.
Au cours de sa carrière, Ahmed Ghazali a contribué à la conception et à la réalisation de plusieurs projets culturels, notamment des musées en Europe, en Asie et au Maroc. Parmi les plus marquants figurent le Musée Mohammed VI pour la civilisation de l’eau à Marrakech, le musée minier de Jerada, le musée d’Al Hoceïma, ainsi que le parc de la Préhistoire de Sidi Abderrahmane à Casablanca.
La table ronde a réuni son épouse, Merya Estrada Ghazali, ainsi que plusieurs de ses proches et amis, qui ont évoqué les moments marquants de sa vie. Ils ont souligné la diversité de son œuvre et la profondeur de sa vision, mettant en avant sa capacité à transformer ses idées en créations ayant marqué la scène culturelle marocaine et internationale.
Les intervenants ont décrit le défunt comme un homme calme, généreux et engagé, évoluant aux frontières des cultures et œuvrant à relier les mondes et les langues. Ils ont également insisté sur la notion d’«écriture des frontières», caractéristique de son univers créatif. Ahmed Ghazali est par ailleurs considéré comme l’un des cofondateurs de la résidence d’artistes «Jiwar» à Barcelone, en Espagne.
La première collaboration entre Ahmed Ghazali et le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger remonte à juillet 2011, lors d’un colloque international organisé à Al Hoceïma sur le thème «Le patrimoine culturel du Rif : quel musée ?». À cette occasion, il avait défendu une approche muséale «hors les murs». Son intervention a été publiée dans l’ouvrage collectif «Le Rif : empreintes de l’histoire», édité par le Conseil national des droits de l’Homme et la maison d’édition «Carrefour des routes».
Dans le domaine théâtral, Ahmed Ghazali a laissé une œuvre importante, traduite en plusieurs langues et présentée dans différents pays. Parmi ses pièces les plus connues figurent Le mouton et la baleine, récompensée par le prix SACD en 2001 et le prix Sony Labou Tansi en 2003, ainsi que Tombouctou, 52 jours à dos de chameau (2005), Le ciel est trop bas (2007) et El Mellah (2020).
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