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Impopulaires ?Intempestives ? Elles le sont, les dernières augmentations des prix du carburant. Comment peut-on alors prétendre les justifier, après coup ? Bien évidemment, le Groupe socialiste à la Chambre des représentants ne pouvait rester indifférent face à cette nouvelle aberration du gouvernement Benki ainsi qu’aux doléances des citoyens qui ont été touchés de plein fouet dans leur pouvoir d’achat. Le Groupe socialiste a demandé une réunion de la commission des finances, du développement économique pour discuter des dernières augmentations qui ont suscité l’ire et la stupéfaction des citoyens. «La conjoncture du pays ne peut supporter cette augmentation décidée par le gouvernement. La plupart des pays adoptent le système de la vérité des prix à la pompe. Lorsque le prix du baril augmente sur le marché international, on procède à une augmentation du prix à la pompe mais lorsque ce prix baisse sur les places de vente, on le diminue en fonction de la réduction du prix du baril. De plus, le gouvernement se doit de revoir sa copie concernant la réforme de la Caisse de compensation», a déclaré à Libé, Rachida Benmassoud, membre du Groupe socialiste à la Chambre des représentants. Et Mehdi Mezouari d’ajouter : «C’est une décision irréfléchie du gouvernement. Cette augmentation perturbe la stabilité du pays, installe un déséquilibre social et se base sur le souci financier ignorant toute approche sociale. Elle affectera sensiblement l’économie du pays en touchant le pouvoir d’achat des citoyens et les secteurs des transports et de l’industrie automobile également en ce qui concerne la classe moyenne qui fait usage des petites voitures à essence. Alors que les observateurs et les spécialistes sont unanimes sur la relance de l’économie qui ne peut se faire qu’avec la consolidation du pouvoir d’achat d’une vraie classe moyenne. Je crois que le gouvernement ne dispose d’aucune vision claire pour réformer la Caisse de compensation».
Il est clair qu’au moment où les syndicats et les partis de l’opposition réclamaient un dialogue sérieux et responsable pour apaiser la tension sociale, Benki and co ont eu encore l’idée géniale de mettre de l’huile sur le feu. Et le chef du gouvernement comme à son habitude tente de défendre l’indéfendable et de justifier l’injustifiable. «Vous avez choisi de rouler dans des voitures et vous désirez que je vous paie la facture ?» C’est la riposte de l’honorable chef de l’Exécutif que les citoyens ont mené vers le poste qu’il occupe. Belle récompense. Il y a quelques semaines, le patron du parti de la lampe ne voulait rien entendre à propos d’une nouvelle taxation sur les grandes fortunes et le voilà aujourd’hui qui assène, en pleine crise, un coup au panier de la ménagère. L’impact se fera sentir sur le prix des matières premières, le transport et sur le coût de la vie en général.
Insensé et incompréhensible. Benki s’en défend en arguant qu’il est dans une stratégie de réforme. Stratégie qu’il n’avait dévoilée ni lors de sa campagne électorale ni en présentant le programme de son gouvernement. Gouvernement qui ne fait pas l’unanimité autour de cette décision du chef du parti «barbu». Même l’ancien Premier ministre et patron de l’Istiqlal et allié du parti de la lampe est monté au créneau pour dénoncer l’impopularité de la mesure. D’autres partis de la coalition gouvernementale ont également critiqué cette augmentation. Pire, les députés du PJD ont fait aussi leur cinéma en «critiquant» cette décision. On se croirait dans un cirque. Mais qui décide quoi dans ce gouvernement? Qui gère le pays? Des fantômes apparemment. Puisque tout le monde condamne cette démarche, alors qui la soutient? Ce qui est sûr, c’est que chacun doit assumer ses responsabilités devant les citoyens et les électeurs auxquels Benki a promis monts et merveilles. Qui sème le populisme récolte la tempête sociale.
Il est clair qu’au moment où les syndicats et les partis de l’opposition réclamaient un dialogue sérieux et responsable pour apaiser la tension sociale, Benki and co ont eu encore l’idée géniale de mettre de l’huile sur le feu. Et le chef du gouvernement comme à son habitude tente de défendre l’indéfendable et de justifier l’injustifiable. «Vous avez choisi de rouler dans des voitures et vous désirez que je vous paie la facture ?» C’est la riposte de l’honorable chef de l’Exécutif que les citoyens ont mené vers le poste qu’il occupe. Belle récompense. Il y a quelques semaines, le patron du parti de la lampe ne voulait rien entendre à propos d’une nouvelle taxation sur les grandes fortunes et le voilà aujourd’hui qui assène, en pleine crise, un coup au panier de la ménagère. L’impact se fera sentir sur le prix des matières premières, le transport et sur le coût de la vie en général.
Insensé et incompréhensible. Benki s’en défend en arguant qu’il est dans une stratégie de réforme. Stratégie qu’il n’avait dévoilée ni lors de sa campagne électorale ni en présentant le programme de son gouvernement. Gouvernement qui ne fait pas l’unanimité autour de cette décision du chef du parti «barbu». Même l’ancien Premier ministre et patron de l’Istiqlal et allié du parti de la lampe est monté au créneau pour dénoncer l’impopularité de la mesure. D’autres partis de la coalition gouvernementale ont également critiqué cette augmentation. Pire, les députés du PJD ont fait aussi leur cinéma en «critiquant» cette décision. On se croirait dans un cirque. Mais qui décide quoi dans ce gouvernement? Qui gère le pays? Des fantômes apparemment. Puisque tout le monde condamne cette démarche, alors qui la soutient? Ce qui est sûr, c’est que chacun doit assumer ses responsabilités devant les citoyens et les électeurs auxquels Benki a promis monts et merveilles. Qui sème le populisme récolte la tempête sociale.
Les professionnels ont du mal à digérer la pilule
Ça râle toujours dur chez les professionnels de la route. La dernière augmentation des prix du gasoil passe mal. En effet, quatre jours après, les commentaires et les communiqués de presse fusent, fustigeant ce choix qui ne prend pas assez compte des réalités du secteur et reprochent au gouvernement de ne pas tenir compte de leurs attentes.
Pour Moustafa Ndimat, président de la Fédération générale du transport sur routes et ports, nous a indiqué que cette décision surprise est inacceptable puisqu'elle va créer des problèmes beaucoup plus graves qu'elle ne va en résoudre. Même jugement du côté de Moustafa Chaaoun, secrétaire général du Syndicat marocain des professionnels du transport qui a qualifié cette augmentation de douche froide pour les professionnels. «Le gouvernement est unanime à reconnaître que la situation du secteur n'a rien de réjouissant. Mais, plutôt que de prendre des mesures pour juguler la crise et ses conséquences sur les professionnels et les citoyens, il a pris des mesures qui ont pour effet d'aggraver davantage notre situation», nous a-t-il déclaré.
Pour sa part, Abdelillah Hifdi, président de la Fédération nationale du transport routier, a précisé que la décision a été prise sans consultation des professionnels et que ce sont les citoyens qui paieront les pots cassés «étant donné que les activités liées les unes aux autres, les augmentations en question se répercuteront sûrement sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens».
En effet, les méfaits de ces répercussions sont déjà là. C'est le cas de l'augmentation du prix de revient du transport routier de marchandises pour compte d'autrui qui s'élèvera désormais à près de 10% soit 200 DH pour les 100 km. C'est aussi le cas de certaines augmentations enregistrées au niveau des grands et petits taxis dans la région du Grand-Casablanca. « Plusieurs conducteurs de petits et grands taxis de la ville de Casablanca ont procédé à des augmentations des prix de l'ordre d'un dirham en totale contradiction avec les lois en vigueur», nous a indiqué Moustafa Chaaoun.
Ces augmentations des prix des transports, toutes catégories confondues, remettent en cause les déclarations du gouvernement Benkirane qui a estimé que le renchérissement des prix de l'essence, du gasoil et du fuel industriel n'aura pas d'impact sur le pouvoir d'achat des Marocains.
Ce que l'un de ses ministres, en l'occurrence Driss El Azami El Idrissi, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances chargé du Budget, vient de démentir allègrement même s'il a largement minoré cet impact. Pour lui, en effet, « l'augmentation des prix du carburant peut se traduire par une augmentation des prix des légumes de l'ordre de 6 centimes par kilogramme pour un trajet aller-retour entre Casablanca et Agadir ».
«La vie est suffisamment chère, notamment avec la mauvaise campagne agricole qu'on vient de subir, pour que le peuple soit confronté à une hausse du prix du carburant. Mais nous n'allons pas nous laisser faire», a conclu le secrétaire général du Syndicat marocain des professionnels du transport. Un sit-in sera ainsi organisé demain devant le siège de la wilaya du Grand Casablanca par les taximen en guise de lancement d'une probable levée de boucliers qui ira crescendo.
Pour Moustafa Ndimat, président de la Fédération générale du transport sur routes et ports, nous a indiqué que cette décision surprise est inacceptable puisqu'elle va créer des problèmes beaucoup plus graves qu'elle ne va en résoudre. Même jugement du côté de Moustafa Chaaoun, secrétaire général du Syndicat marocain des professionnels du transport qui a qualifié cette augmentation de douche froide pour les professionnels. «Le gouvernement est unanime à reconnaître que la situation du secteur n'a rien de réjouissant. Mais, plutôt que de prendre des mesures pour juguler la crise et ses conséquences sur les professionnels et les citoyens, il a pris des mesures qui ont pour effet d'aggraver davantage notre situation», nous a-t-il déclaré.
Pour sa part, Abdelillah Hifdi, président de la Fédération nationale du transport routier, a précisé que la décision a été prise sans consultation des professionnels et que ce sont les citoyens qui paieront les pots cassés «étant donné que les activités liées les unes aux autres, les augmentations en question se répercuteront sûrement sur le pouvoir d'achat de nos concitoyens».
En effet, les méfaits de ces répercussions sont déjà là. C'est le cas de l'augmentation du prix de revient du transport routier de marchandises pour compte d'autrui qui s'élèvera désormais à près de 10% soit 200 DH pour les 100 km. C'est aussi le cas de certaines augmentations enregistrées au niveau des grands et petits taxis dans la région du Grand-Casablanca. « Plusieurs conducteurs de petits et grands taxis de la ville de Casablanca ont procédé à des augmentations des prix de l'ordre d'un dirham en totale contradiction avec les lois en vigueur», nous a indiqué Moustafa Chaaoun.
Ces augmentations des prix des transports, toutes catégories confondues, remettent en cause les déclarations du gouvernement Benkirane qui a estimé que le renchérissement des prix de l'essence, du gasoil et du fuel industriel n'aura pas d'impact sur le pouvoir d'achat des Marocains.
Ce que l'un de ses ministres, en l'occurrence Driss El Azami El Idrissi, ministre délégué auprès du ministre de l'Economie et des Finances chargé du Budget, vient de démentir allègrement même s'il a largement minoré cet impact. Pour lui, en effet, « l'augmentation des prix du carburant peut se traduire par une augmentation des prix des légumes de l'ordre de 6 centimes par kilogramme pour un trajet aller-retour entre Casablanca et Agadir ».
«La vie est suffisamment chère, notamment avec la mauvaise campagne agricole qu'on vient de subir, pour que le peuple soit confronté à une hausse du prix du carburant. Mais nous n'allons pas nous laisser faire», a conclu le secrétaire général du Syndicat marocain des professionnels du transport. Un sit-in sera ainsi organisé demain devant le siège de la wilaya du Grand Casablanca par les taximen en guise de lancement d'une probable levée de boucliers qui ira crescendo.