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Chaabi Abdelhak, alias Chacha, réalisateur d’El Fad Tv 2

L'intérêt majeur est d'être aisément et agréablement perçu par les téléspectateurs





Libé : Votre réalisation, si je me permets, est à l’image de la relation entre Kabbour et Fatiha. En passant des champs contre champs marquant une distance au début, à plus de plans à deux pour plus de complicité une fois que Kabbour a conquis le coeur de Fatiha

Abdelhak Chaabi :
Votre remarque me surprend agréablement. C’est le cas. Même si cette évolution s’est imposée d'elle-même. Il ne faut jamais oublier que tout découpage se veut témoin des situations énoncées par le scénario. A mon sens, l’essentiel est de prétendre à une écriture cinématographique simple dont l'intérêt majeur est d'être aisément et agréablement perçue par les téléspectateurs. Il y a bien évidemment ma touche artistique qui se ré- sume en général à des cadres et des lumières épurés auxquels j'accorde beaucoup d'intérêt. C’est ce que m’a apporté ma carrière de réalisateur de spots publicitaires.

Quel est l’épisode où vous vous êtes fait le plus plaisir ?
Sincèrement tout en Kabour m’a passionné. J'étais un peu enivré par la prestation d'acteur de Hassan El Fed. Mais pour répondre à votre question, je dirai la séquence où Kabour fait preuve de bravoure amoureuse en risquant sa vie pour protéger Fatiha du scorpion. Mais en même temps, c’était très pénible à filmer car il n’y avait pas assez d'espace pour placer les caméras sur le lieu du tournage.

Le soleil n’a pas été de votre côté lors des tournages extérieurs. Comment avez-vous réussi à pallier cette difficulté ?
Alors là, autant la météo nous avait magiquement aidés lors du tournage du premier El Fad TV, autant sur ce tournage c'était vraiment pénible de s’adapter à un soleil qui nous laissait souvent en rade. En tout cas, on a essayé de trouver des astuces, comme tourner dans de petits espaces afin de compenser le manque de lumière naturelle avec des sources de lumières artificielles.

Avez-vous le sentiment que le métier de réalisateur a évolué depuis l’avènement d'Internet ?
Évidemment. Internet a libéré la création. Désormais, la création audiovisuelle est à la portée de tout le monde. Cela me rappelle la libération des ondes radios en France du temps de François Mitterrand. De plus, le web finira tôt ou tard par imposer d’autres manières d’expression. Surtout qu’il ne néglige personne.

Quelles sont vos aspirations professionnelles pour l’avenir ?
Le plus important pour moi est de continuer à prendre du plaisir en faisant mon métier dans des conditions idéales. Il est difficile pour moi de dire que je préfère réaliser des publicités, des documentaires ou plutôt des sitcoms, car au fond je me retrouve en tout, je reste un cinéaste dans l'âme avant tout.

Propos recueillis par H.B

Libé
Vendredi 30 Avril 2021

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