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Cervantès-Casablanca abrite une exposition hispano-marocaine

Des “Fréquences” sur des villes marocaines




Cervantès-Casablanca abrite une exposition hispano-marocaine
C’est beaucoup plus qu’une exposition, dirait un observateur averti. Jusqu’au 22 février, la Galerie de l’Institut Cervantès présente de magnifiques travaux, réalisés par des artistes à l’inspiration féconde et débordante, qui traduisent ouvertement l’habileté et toute l’attention que portent leurs auteurs sur le Maroc et particulièrement sur ses principales villes.
«Fréquences» réunit des travaux d’excellente facture d’artistes parmi les plus inventifs de la scène artistique. Elle met en lumière des artistes à la trajectoire dense, issus du Maroc et d’Espagne. Nourris par une obsession quasi naturelle et légitime, celle de promouvoir à travers leurs œuvres une amitié hispano-marocaine renforcée et pérenne.
Itinérante, l’exposition « Fréquences » donne à voir des œuvres déclinées sous formes d’installation, photographie et vidéo, des artistes Mohamed El Baz, Younès  Rahmoun (Maroc), Anna Malagrida, Mireya Maso, Ramon Mateos et Jaume Simo Sabater (Espagnols).
Si le rôle premier de l’Institut Cervantès est de promouvoir la culture espagnole au Maroc, l’exposition qu’il abrite présentement souligne que sa mission est aussi de «rassembler et unir les cultures espagnole et marocaine. Cette exposition est justement le fruit de cette union, la démonstration que le brassage culturel est une réalité. Elle est aussi celui d’un travail d’interaction entre les artistes marocains et espagnols sur un Maroc moderne et en mouvement, notamment ses principales villes», a confié une responsable de Cervantès Casablanca.
Les œuvres exposées à la Galerie de l’Institut distillent une émotion visuelle qui ne laisse pas indifférent et titillent à première vue le regard des visiteurs. Des travaux aux couleurs des villes marocaines, Tanger, Casablanca, Marrakech, Fès, Tétouan et Rabat, au cœur de cette exposition on ne peut plus particulière.
 Il faut dire que le principe de «Fréquences» est loin d’être anodin. «Nous avons proposé aux artistes exposants de monter un projet autour des cités marocaines dont nous emprunterons l’itinéraire et qu’ils ont auparavant librement choisies. Pour ce faire, ces derniers ont été invités à s’installer dans une ville à laquelle ils se sont le plus connectés afin de proposer à leur tour un projet artistique spécifique pour chacune d’elles», explique Juan Carlos Rebo, commissaire de ladite exposition. Celui-ci précise que tous les artistes ont été logés à la même enseigne dans ce sens qu’ils ont travaillé dans des conditions quasiment proches.
Durant une dizaine de jours, ils se sont imprégnés de leur ville, de ses couleurs, de ses habitants ainsi que de l’ambiance et son environnement pour créer des œuvres qui témoignent de leur créativité mais aussi de leur vision  de la réalité socioculturelle du Maroc d’aujourd’hui. Un Maroc qui renvoie un contraste à la fois proche et inconnu hors de ses frontières. Des œuvres que les Casablancais peuvent apprécier jusqu’au 22 courant.
Après le Maroc, l’exposition pourrait se poursuivre en Espagne, selon son commissaire. Lequel confie qu’un catalogue en espagnol et en arabe devait couronner cette exposition.
Le vernissage de « Fréquences » a eu lieu jeudi 22 janvier dernier à la Galerie de l’Institut Cervantès, en présence de nombreux artistes et invités.

ALAIN BOUITHY
Mardi 10 Février 2009

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