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Ce que l'on sait du variant Omicron


Libé
Lundi 29 Novembre 2021

Des chercheurs sud-africains ont découvert un nouveau variant du coronavirus, Omicron, avec un nombre de mutations inhabituellement élevé et qui serait très transmissible, provoquant une panique mondiale et l'annulation de nombreux vols internationaux.

L'Organisation mondiale de la santé l'a classé vendredi comme "préoccupant".
Les scientifiques travaillent 24 heures sur 24 pour le disséquer et tenter de comprendre son comportement. Voici une brève explication de ce que l'on sait, à partir d'éléments partagés par les chercheurs sud-africains.

On ignore actuellement d'où provient ce variant mais des chercheurs sud-africains ont été les premiers à annoncer cette découverte le 25 novembre. À cette date, des cas avaient été détectés à Hong Kong et au Botswana. Un jour plus tard, Israël et la Belgique ont suivi.

Le 23 novembre, les chercheurs découvrent un nouveau variant présentant une "constellation très inhabituelle de mutations". Certaines sont connues, beaucoup d'autres sont nouvelles.

Il présente "le plus grand nombre de mutations que nous ayons vues à ce jour", explique à l'AFP Mosa Moshabela, professeur et chargé de recherche et d'innovation à l'université du KwaZulu-Natal. "Certaines ont déjà été observées, comme dans le Delta et Beta, d'autres nous sont inconnues (...) et nous ne savons pas comment cette combinaison de mutations se traduira".

Dans la protéine spike, clé d'entrée du virus dans l'organisme, les chercheurs ont observé plus de 30 mutations, une différence marquée par rapport aux autres variants préoccupants.
La vitesse à laquelle augmentent les nouveaux cas quotidiens de Covid en Afrique du Sud, dont une majorité sont déjà liés à l'Omicron, fait penser qu'elle pourrait être due à la transmissibilité du nouveau variant.

 Le taux de positivité quotidien de Covid a augmenté rapidement cette semaine, passant de 3,6% mercredi à 6,5% jeudi puis 9,1% vendredi, selon les données officielles.

"Certaines des mutations qui sont exprimées ont précédemment montré qu'elles permettaient au virus de se propager facilement et rapidement. Pour cette raison, nous soupçonnons que le nouveau variant va vite se propager", explique le professeur Moshabela.
A en juger par certains cas de réinfections, "plus nombreux que lors des vagues précédentes", il est possible que le variant échappe à l'immunité, selon M. Moshabela, qui fonde ses observations sur les toutes premières données.

Cela pourrait réduire l'efficacité des vaccins, dans une mesure qui reste à déterminer.
C'est la grande inconnue. Le variant n'est détecté que depuis une semaine, ce qui laisse bien trop peu de temps pour déterminer cliniquement la gravité des cas d'Omicron.


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