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Les fortes pressions exercées par les médias et les associations de protection du consommateur concernant l’augmentation des prix du lait et de ses dérivées, semblent donner, dans un premier temps, leurs résultats. Contraint de réagir, face à une polémique qui s’amplifie de jour en jour, le ministre des Affaires générales et de la Gouvernance, Mohamed Najib Boulif, a décidé de renvoyer l’affaire devant le Conseil de la concurrence afin que ce dernier se penche sur la légalité de cette décision. Il s’agit de dire si les dispositions de la loi sur la liberté des prix et de la concurrence ont été respectées.
Est-ce un recours à la stratégie de communication de crise ? Cela en a tout l’air, quoique …
Selon un communiqué du département dudit ministre, rendu public mardi, cette décision fait suite à une réunion du ministre, tenue lundi, avec les patrons de coopératives de lait en vue d'examiner la récente hausse du prix ce produit. Avec un ton persuasif, le ministre a affirmé que «le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires afin de préserver le pouvoir d'achat des citoyens» ! Et d’assurer «le respect des dispositions de la loi sur les libertés des prix et de la concurrence».
Amadouant les patrons des coopératives, le ministre a mis l’accent sur «l’importance de ce secteur, sur les plans économique et social, étant étroitement lié à l'agriculture et à la production mais également à la vie quotidienne du consommateur».
Se sentant lésés par cette hausse qui a profité à l’aval de la filière plus qu’à son amont, lesdits patrons ont évoqué les problèmes du secteur notamment le coût élevé de la production et des fourrages, d’où la décision de le répercuter sur les prix du lait. Il faut également souligner que les producteurs ne se trouvent pas, quant à eux, dans une situation meilleure. A ce niveau, le Maroc connaîtra cette année pour la première fois depuis 40 ans, une baisse de la production laitière. Selon l’Association nationale des éleveurs de bovins (ANEB), cette baisse atteindra 5%, en moyenne sur l’ensemble du territoire, vers la fin de l’année.
Concernant la concurrence, les articles 6 et 7 de la loi n°06-99 sur la liberté des prix et de la concurrence interdisent, explicitement, les pratiques «anticoncurrentielles», en prohibant «les actions concertées, conventions, ententes ou coalitions expresses ou tacites, sous quelque forme et pour quelque cause que ce soit» qui peuvent fausser le jeu de la concurrence.
Pourrait-on, donc, imaginer un seul instant le plus beau des scénarios? Celui qui aboutirait à une annulation pure et simple de la dernière augmentation. Ce serait à coup sûr une belle première, sauf qu’il ne faudrait pas se faire trop d’illusions.
Est-ce un recours à la stratégie de communication de crise ? Cela en a tout l’air, quoique …
Selon un communiqué du département dudit ministre, rendu public mardi, cette décision fait suite à une réunion du ministre, tenue lundi, avec les patrons de coopératives de lait en vue d'examiner la récente hausse du prix ce produit. Avec un ton persuasif, le ministre a affirmé que «le gouvernement prendra toutes les dispositions nécessaires afin de préserver le pouvoir d'achat des citoyens» ! Et d’assurer «le respect des dispositions de la loi sur les libertés des prix et de la concurrence».
Amadouant les patrons des coopératives, le ministre a mis l’accent sur «l’importance de ce secteur, sur les plans économique et social, étant étroitement lié à l'agriculture et à la production mais également à la vie quotidienne du consommateur».
Se sentant lésés par cette hausse qui a profité à l’aval de la filière plus qu’à son amont, lesdits patrons ont évoqué les problèmes du secteur notamment le coût élevé de la production et des fourrages, d’où la décision de le répercuter sur les prix du lait. Il faut également souligner que les producteurs ne se trouvent pas, quant à eux, dans une situation meilleure. A ce niveau, le Maroc connaîtra cette année pour la première fois depuis 40 ans, une baisse de la production laitière. Selon l’Association nationale des éleveurs de bovins (ANEB), cette baisse atteindra 5%, en moyenne sur l’ensemble du territoire, vers la fin de l’année.
Concernant la concurrence, les articles 6 et 7 de la loi n°06-99 sur la liberté des prix et de la concurrence interdisent, explicitement, les pratiques «anticoncurrentielles», en prohibant «les actions concertées, conventions, ententes ou coalitions expresses ou tacites, sous quelque forme et pour quelque cause que ce soit» qui peuvent fausser le jeu de la concurrence.
Pourrait-on, donc, imaginer un seul instant le plus beau des scénarios? Celui qui aboutirait à une annulation pure et simple de la dernière augmentation. Ce serait à coup sûr une belle première, sauf qu’il ne faudrait pas se faire trop d’illusions.