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L’étau se resserre de plus belle sur les pantins du polisario. En effet, un débat diplomatique et juridique gagne en intensité au sein de la scène politique américaine. Il s’agit de la possible désignation du polisario comme organisation terroriste étrangère. Cette question fait l’objet d’un projet de loi actuellement examiné au Congrès et suscite un intérêt croissant parmi les élus ainsi que les observateurs des relations internationales.
Au cœur des discussions figure le projet de loi H.R.4119, intitulé « Polisario Front Terrorist Designation Act ». Le texte a été présenté le 24 juin 2025 par deux membres de la Chambre des représentants : le républicain Joe Wilson et le démocrate Jimmy Panetta.
L’initiative bénéficie d’un soutien bipartisan, signe que la question dépasse les clivages politiques traditionnels aux Etats-Unis. Le projet vise à obliger l’administration américaine à examiner formellement la possibilité d’inscrire ce mouvement, appuyé et soutenu militairement et diplomatiquement par le régime algérien, sur la liste des organisations terroristes étrangères.
Les promoteurs du texte évoquent notamment des liens avec des acteurs régionaux tels que l’Iran et l’organisation libanaise Hezbollah, ainsi que des préoccupations concernant la stabilité sécuritaire dans la région du Sahel et de l’Afrique du Nord.
Le projet de loi gagne progressivement des soutiens au sein de la Chambre des représentants. Le 3 mars 2026, le républicain Don Bacon, membre influent de la commission des forces armées, a officiellement rejoint la liste des cosignataires.
Avec cette nouvelle adhésion, le texte compte désormais neuf soutiens au Congrès, dont plusieurs élus impliqués dans les dossiers liés à la défense et à la sécurité internationale.
Parallèlement, le débat pourrait s’étendre au Sénat. Le sénateur républicain Ted Cruz a annoncé son intention de présenter une initiative législative similaire, invoquant les enjeux de sécurité régionale et les préoccupations relatives aux influences extérieures dans la région.
Pour plusieurs analystes, cette dynamique pourrait refléter une évolution progressive de la manière dont Washington aborde la question du Sahara marocain. Longtemps considérée principalement comme un conflit politique territorial, elle tend désormais à être analysée aussi sous l’angle de la sécurité régionale et des menaces transnationales.
Cette lecture s’inscrit dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans la région du Sahel, où les enjeux liés au terrorisme, aux réseaux armés et aux rivalités géopolitiques occupent une place croissante dans l’agenda stratégique américain.
A ce stade, le projet de loi n’en est qu’au début de son parcours législatif. Il a été transmis aux commissions compétentes de la Chambre des représentants, notamment celles chargées des affaires étrangères et de la justice, pour examen et éventuelles auditions.
Aucun vote n’a encore eu lieu. Les prochaines étapes dépendront des discussions parlementaires, de l’évaluation de l’administration américaine et du contexte géopolitique régional.
En attendant, cette initiative illustre la manière dont les enjeux diplomatiques, sécuritaires et stratégiques s’entrecroisent de plus en plus dans les débats politiques à Washington concernant l’Afrique du Nord et le Sahel.
Et si ce projet de loi américain aboutit, l'Algérie se retrouvera acculée à un choix impossible: abandonner le Polisario ou assumer le parrainage d'une organisation terroriste aux yeux de la première puissance mondiale.
Elias Rayane
Au cœur des discussions figure le projet de loi H.R.4119, intitulé « Polisario Front Terrorist Designation Act ». Le texte a été présenté le 24 juin 2025 par deux membres de la Chambre des représentants : le républicain Joe Wilson et le démocrate Jimmy Panetta.
L’initiative bénéficie d’un soutien bipartisan, signe que la question dépasse les clivages politiques traditionnels aux Etats-Unis. Le projet vise à obliger l’administration américaine à examiner formellement la possibilité d’inscrire ce mouvement, appuyé et soutenu militairement et diplomatiquement par le régime algérien, sur la liste des organisations terroristes étrangères.
Les promoteurs du texte évoquent notamment des liens avec des acteurs régionaux tels que l’Iran et l’organisation libanaise Hezbollah, ainsi que des préoccupations concernant la stabilité sécuritaire dans la région du Sahel et de l’Afrique du Nord.
Le projet de loi gagne progressivement des soutiens au sein de la Chambre des représentants. Le 3 mars 2026, le républicain Don Bacon, membre influent de la commission des forces armées, a officiellement rejoint la liste des cosignataires.
Avec cette nouvelle adhésion, le texte compte désormais neuf soutiens au Congrès, dont plusieurs élus impliqués dans les dossiers liés à la défense et à la sécurité internationale.
Parallèlement, le débat pourrait s’étendre au Sénat. Le sénateur républicain Ted Cruz a annoncé son intention de présenter une initiative législative similaire, invoquant les enjeux de sécurité régionale et les préoccupations relatives aux influences extérieures dans la région.
Pour plusieurs analystes, cette dynamique pourrait refléter une évolution progressive de la manière dont Washington aborde la question du Sahara marocain. Longtemps considérée principalement comme un conflit politique territorial, elle tend désormais à être analysée aussi sous l’angle de la sécurité régionale et des menaces transnationales.
Cette lecture s’inscrit dans un contexte marqué par l’instabilité persistante dans la région du Sahel, où les enjeux liés au terrorisme, aux réseaux armés et aux rivalités géopolitiques occupent une place croissante dans l’agenda stratégique américain.
A ce stade, le projet de loi n’en est qu’au début de son parcours législatif. Il a été transmis aux commissions compétentes de la Chambre des représentants, notamment celles chargées des affaires étrangères et de la justice, pour examen et éventuelles auditions.
Aucun vote n’a encore eu lieu. Les prochaines étapes dépendront des discussions parlementaires, de l’évaluation de l’administration américaine et du contexte géopolitique régional.
En attendant, cette initiative illustre la manière dont les enjeux diplomatiques, sécuritaires et stratégiques s’entrecroisent de plus en plus dans les débats politiques à Washington concernant l’Afrique du Nord et le Sahel.
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