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Appel à la criminalisation de toutes les formes de viol




Colloque organisé par la FLDP

Les participants à un colloque sur le thème "Le viol: quelle protection juridique pour les femmes ?" ont plaidoyé, vendredi à Rabat, pour la criminalisation de toutes les formes de viol dans le projet de loi 103/13 sur la violence à l'égard des femmes, y compris le viol conjugal.
Les participants à cette rencontre, organisée par la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes (FLDF) ont également plaidé pour la criminalisation du viol conjugal, étant donné que cette forme de viol est une atteinte flagrante à la dignité humaine de la femme et à l'intimité de son corps. 
Ils ont souligné dans ce cadre que le viol et la violence sexuelle conjugale demeurent parmi les tabous révélateurs de la honte et la gêne pour la femme, qui est culpabilisée par la société marocaine en cas de violence sexuelle, notant que la "loi marocaine ne reconnaît pas le viol conjugal".
Le concept de la préservation de la famille et lors de l’accueil des femmes victimes de violence reste prioritaire pour la justice et la police au détriment de la dignité de la femme et ses droits humains, ont-ils affirmé, appelant à introduire dans ce texte de loi les principales questions relatives à la lutte contre la violence à l'égard des femmes (prévention, protection, incrimination et indemnisation des victimes) sur la base de la Constitution de 2011 qui consacre l’égalité parfaite des droits entre les  femmes et les hommes, la création d'une instance de parité et l'interdiction de la discrimination, la violence et la torture.
S'exprimant à cette occasion, la présidente de la Fédération de la Ligue démocratique des droits des femmes, Latifa Bouchoua a souligné que ce colloque s'inscrit dans le cadre de la campagne initiée par la Fédération depuis le 20 février 2016, en vue de modifier le projet de loi 103/13 sur la violence à l'égard des femmes, qui n'est pas encore examiné par la Chambre des conseillers.
Ce projet de loi reste en deçà des aspirations de la mouvance féministe marocaine, de la société civile et des victimes du viol et de la violence sexuelle faite aux femmes, et n'est pas en conformité avec les dispositions de la Constitution de 2011 qui consacre l'égalité des droits entre les femmes et les hommes, a-t-elle estimé. 
Le programme de cette rencontre, organisée à l'occasion de la célébration de la journée internationale de la femme en présence de plusieurs acteurs concernés, comprend une lecture dans les jurisprudences pionnières dans ce domaine, tout en relevant les conséquences des violences sexuelles subies par les femmes.

Libé
Lundi 6 Mars 2017

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