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Alae Megri érige un pont artistique entre le Maroc et l'Amérique latine




Depuis des semaines, l'artiste marocain Alae Megri parcourt diverses régions de l'Argentine dans le cadre d'un projet artistique qui jette les ponts entre le Maroc et l'Afrique, d'une part, et l'Amérique latine, de l'autre. Le mégatube argentin "Solo le Pido a Dios" est la première pierre de ce projet, le premier du genre dans lequel l'artiste marocain est engagé corps et âme pour un rapprochement culturel et artistique entre le Royaume, le continent africain et l'Amérique latine. La chanson "Solo le Pido a Dios", que  Alae Megri, fils de l'artiste Mahmoud Megri, l'un des fondateurs du groupe mythique des "Megri", a interprétée en espagnol dans un "vidéoclip" tourné à travers plusieurs provinces de l'Argentine, est qualifiée d'hymne universel pour la paix.
C'était un cri pour la liberté, la paix et l'union lancé par le chanteur argentin León Gieco en 1978, alors que les dictatures argentine et chilienne étaient sur le point de déclencher une guerre entre les deux pays voisins.
Cette chanson a été un franc succès depuis qu'elle a vu le jour il y a plusieurs décennies et s’est répandue dans la région. Elle est devenue un succès planétaire et l’artiste marocain Alae Megri n'a pas trouvé mieux pour son projet artistique visant à combler le fossé artistique entre deux continents séparés par l’océan Atlantique.
Cette chanson n'est que le premier volet d'un album de six morceaux porté par le projet de l'artiste marocain, qui continue son travail artistique au fil de voyages qui l'ont conduit dans plusieurs villes et régions argentines. "C'est une chanson populaire en Argentine et en Amérique latine, et elle a été jouée dans différentes parties du monde et dans plusieurs langues, telles que l'anglais, le russe et le portugais", a déclaré Megri. "Cette chanson a été écrite à l'origine pour la célèbre et regrettée chanteuse argentine Mercedes Sosa", a-t-il ajouté dans son entretien avec la MAP, rappelant qu'il s'agit d'"une chanson écrite et composée par le célèbre chanteur et compositeur argentin León Gieco". "Je ne connaissais pas personnellement Gieco. Ma productrice argentine basée au Maroc m'a proposé des chansons célèbres en Argentine et en Amérique latine, mais cette chanson m'a enthousiasmé", a-t-il souligné.  "C'est un texte engagé qui aborde les problèmes de l’injustice, de la douleur, de la guerre et ce qui se passe dans le monde. Il s’agit d’une invitation à ne pas rester indifférent à ce qui se passe autour de nous", a-t-il dit, faisant savoir qu’il a senti du reggae dans cette chanson dès qu’elle lui été présentée, un art qu’il a appris durant son séjour de 17 ans en Belgique.
Megri a, par ailleurs, révélé qu'après avoir obtenu le feu vert du propriétaire de la chanson, il a commencé à travailler sur la musique au Maroc, affirmant qu'il a "réussi" à l’interpréter.

 

Libé
Mercredi 20 Novembre 2019

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