Agissements hautement irresponsables : Chabat et El Feraâ occupent de force le siège de la MGPAP


MOHAMED BENARBIA
Jeudi 7 Mai 2009

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On n’aura pas fini de parler  des dénommés El Feraâ et Chabat.  Le premier, pour rappel, se trouve être très contesté et même au centre d’accusations mettant en cause une gestion trop approximative, pour ne pas dire plus, et qui a coûté des milliards à la Mutuelle générale du personnel de la fonction publique (MGPAP) qu’il avait dirigée jusque-là. Le second n’est autre qu’un certain Chabat bombardé président de la centrale syndicale, l’UGTM, et qui s’escrime à se faire un nom au gré de déclarations ignominieuses et irresponsables.
Le tandem en question que rien ne semblait unir, il n’y a pas longtemps, s’est, encore une fois et tout aussi tristement, mis à l’évidence en occupant de force, hier  matin, les locaux de la MGPAP, flanqué de quelques sbires et autres hommes de main, comme nous l’ont rapporté des témoins médusés et ahuris devant un acte qui dénote du niveau de ses auteurs et commanditaires.
Ledit Chabat avait agi ainsi pour « réintrôniser » son acolyte à la tête de cette même mutuelle qu’il était sur le point de mener à la faillite.
Ce leader syndical bien trop spécial aura donc donné suite, à sa manière, à une correspondance que le Premier  ministre lui a adressée, lui, le secrétaire général de l’UGTM, « branche » syndicale de l’Istiqlal, le parti du Premier ministre. Celui-ci aura donc décidé de désavouer deux des ministres du même gouvernement dont il se trouve à la tête  et qui, pourtant, n’avaient fait qu’appliquer la loi, en décidant de destituer Mohamed El Feraâ.
Au vu de la situation de blocage qui prévalait, il revenait de droit à Jamal Rhmani et Salaheddine Mezouar, respectivement ministres de l’Emploi et de la Formation personnelle et de l’Economie et des Finances, de recourir à l’application de l’article 26  relevant du dahir de 1963  relatif à la gestion des mutuelles.
Pour rappel, ce siège illégalement occupé avait été facturé à une bonne dizaine de milliards par celui-là même qui avait outrepassé l’interdiction qui lui avait été alors notifiée par le ministère des Finances.

MOHAMED BENARBIA
Jeudi 7 Mai 2009
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