Abdelkrim Khattabi ou la guerre des gradins

Si le portrait d’Abdelkrim Khattabi a été enlevé au stade de Safi, il a été brandi à El Hoceima


Mustapha Elouizi
Samedi 12 Janvier 2013

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Inadmissible. Qu’un agent d’autorité ose enlever une photo du héros de la révolution du Rif, Abdelkrim Khattabi, dans le terrain du foot de Safi relève  non seulement de ce manque de culture politique, mais aussi historique de plusieurs agents d’autorité. Le nouveau concept d’autorité semble être relégué au second plan. 
On assiste à des jeunes caïds, pachas ou commissaires de police qui continuent de faire montre d’attitudes ou de comportements inopportuns. A plus de dix ans d’existence, le concept d’autorité  doit être intégré dans leur formation et mis en pratique. Les chargés de l’exécution des lois devraient en être fortement imprégnés. Ce n’est pas le cas, malheureusement. C’est un constat indéniable. 
Ce qui renforce cette tendance à l’impunité de cette catégorie de responsables, c’est que jamais un agent d’autorité n’a été interpellé par ses supérieurs, ni par un quelconque responsable.
Qu’on le veuille ou non,  Abdelkrim Khattabi est un exemple dont se sont inspirés des peuples, et des mouvements de libération. L’homme est fort respecté par tous, même par ses ennemis. Les Marocains ne l’ont jamais oublié et attendent toujours le rapatriement de sa dépouille au Maroc. 
Ce responsable ayant commis cette faute, représentant l’Etat de surcroît, devrait répondre de ses actes. Si le portrait d’Abdelkrim Khattabi a été enlevé au stade de Safi, d’autres Marocains l’ont brandi à El Hoceima par devoir et par  reconnaissance.
 

Mustapha Elouizi
Samedi 12 Janvier 2013
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