Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte
Partager

Abdelali Hamieddine de nouveau rattrapé par l’affaire Aït Ljid




C’est officiel. Le juge d’instruction, près la Cour d’appel de Fès, a décidé lundi, de poursuivre le député à la deuxième Chambre et dirigeant du PJD Abdelali Hamieddine, dans le cadre de l’affaire de l’étudiant de gauche Mohamed Aït Ljid, connu sous le nom de Benaissa.
Cette décision intervient après la plainte déposée par deux membres de la famille du défunt, Brahim et Lahcen Aït Ljid, représentés par Mes Driss Hadrougui et Jawad Touimi Benjelloun, du barreau de Fès et le rejet par le juge de la requête déposée le lundi  5 mars 2018, par les avocats du mis en cause, qui ont sollicité le classement de ce dossier au motif que le prévenu avait été, déjà, condamné pour les faits qui lui sont reprochés.
Par ailleurs, plusieurs amis et camarades du défunt ont dénoncé l’attitude du ministre d’Etat et ministre des droits de l’Homme Mustapha Ramid, qui a pris la défense du mis en cause. Ils dénoncent ce qu’ils qualifient d’«abus de pouvoir» et d’«outrage à une décision de justice», ce qui est, selon eux, indigne d’un ministre devant normalement défendre les principes des droits humains, et avec en tête le droit à la vie, comme droit sacré.
L’affaire, pour rappel, remonte aux années 90, plus précisément au 25 février 1993, lorsque plusieurs étudiants islamistes avaient intercepté sur la voie publique un taxi transportant Mohamed Aït Ljid et son camarade Haddioui Lkhemmar, seul témoin de ce crime. Le chauffeur du taxi, qui avait déposé son témoignage à l’époque, est décédé par la suite.
Les deux victimes d’une agression impitoyable appartenant à la faction estudiantine de gauche «Qaidiyyines» avaient été évacuées à l’hôpital Ghassani. Le 1er mars 1993, l’un des deux étudiants allait décéder des suites de ses blessures : Mohamed Aït Ljid Benaissa. Comme par hasard, parmi les étudiants qui allaient être arrêtés ce jour-là non loin de la scène du crime, il y avait un certain  Abdelali Hamieddine.
Dans le procès-verbal d’instruction, le mis en cause avait alors déclaré à l’époque: «Mes camarades Khaled Cherkaoui et Haddioui Khemmar et moi-même avions eu écho d’un affrontement à la Faculté de droit, et auquel nous avions pris part». Mais la famille du défunt, ses amis et camarades, ont estimé que ce n’était pas la vérité du fait qu’il appartenait à l’une des factions islamistes responsables du meurtre du défunt.
Soulignons qu’un membre du groupe d’Al Adl wa lihsan avait été arrêté dans le cadre de la même affaire, après l’approbation par le Conseil suprême de l’arrêt de la Cour d’appel de Fès, le condamnant à 10 ans de prison ferme.

Mustapha Elouizi
Mercredi 12 Décembre 2018

Lu 793 fois

Nouveau commentaire :

Votre avis nous intéresse. Cependant, Libé refusera de diffuser toute forme de message haineux, diffamatoire, calomnieux ou attentatoire à l'honneur et à la vie privée.
Seront immédiatement exclus de notre site, tous propos racistes ou xénophobes, menaces, injures ou autres incitations à la violence.
En toutes circonstances, nous vous recommandons respect et courtoisie. Merci.

Actualité | Monde | Société | Régions | Horizons | Economie | Culture | Sport | Ecume du jour | Entretien | Archives | Vidéo | Expresso | En toute Libé | L'info | People | Editorial | Post Scriptum | Billet | Rebonds | High-tech | Vu d'ici | Scalpel | Chronique littéraire | Billet | Portrait | Au jour le jour | Edito | Sur le vif










Mots Croisés

Maroc Casablanca www.my-meteo.com