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A quand la fin du laxisme et du dérapage sécuritaire à Fès ?




Si les familles peinent à faire face aux dépenses des vacances, de l’Aïd El Adha et de la rentrée scolaire, les habitants de Fès ont désormais un autre souci: leur sécurité et celle de leurs enfants. Que faire alors pour parer aux dérapages sécuritaires à Fès ? L’interrogation est collective, la situation étant plutôt alarmante. Les mesures annoncées ici et là n’en apportent pas de réelles réponses. Successifs et croissants, les délits et crimes commis s’annoncent comme un signal du laisser-aller presque général semant peur et panique. En effet, plusieurs quartiers échappent au contrôle des forces de l’ordre. 
Il suffit de relater l’histoire de ce désormais célèbre cambrioleur-agresseur qui est apparu dans une vidéo lancée sur YouTube en train d’agresser un vieillard, à Fida Derb Soltan à Casablanca, pour lui voler une modique somme. Après son forfait, on a retrouvé sa trace à Fès. Mais comme il savait qu’il était traqué, il avait rassemblé ses amis délinquants d’un quartier de l’ancienne médina. Il avait défié la police en exhibant son chien menaçant.
En fait, il n’y a pas de quartier où l’on est à l’abri des agressions commises souvent par des groupes de délinquants. Selon des sources judiciaires, la plupart des agresseurs sont des récidivistes, c'est-à-dire identifiés et fichés par les services concernés. Et pourtant, la situation ne fait qu’empirer. Il y a plus d’une année, les services sécuritaires dirigés par le préfet avaient lancé, en fanfare, une campagne contre le banditisme. Des médias locaux ont couvert cette campagne avec un style qui s’apparente à de la propagande. Les citoyens ont, nonobstant la manière, salué cette initiative somme toute louable, tellement ils aspirent à une ville paisible. 
Quelques mois après, les informations relatives aux crimes commis ici et là dans la ville avaient commencé à défrayer la chronique. A Bensouda, Zouagha, Sidi Boujida, Bab Ftouh, Belkhayat,  Douar Ryafa, Sehb Lward, Aouinat Lhejjaj … pour ne citer que les quartiers connus pour être chauds en matière d’agression et et de crime, les citoyens ne se sentaient plus en sécurité. Dans un quartier comme «l’45», une zone périphérique, il est quasiment impossible de rentrer chez soi après 23h00 ou d’en sortir à l’aube.
Pour le reste, les points noirs de la ville sont connus, des agresseurs sont fichés par la police. Cependant, les plaintes des citoyens se multiplient au fil des jours. Que faire donc pour parer à la situation ? A quand la fin du laxisme et du dérapage sécuritaire ? La capitale spirituelle a besoin d’un véritable plan spécial  et d’un recadrage des ressources humaines et matérielles 


Libé
Lundi 11 Septembre 2017

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