Autres articles
-
La Bibliothèque Ben Youssef à Marrakech : Un haut lieu de recherche et de savoir ancestral
-
25ème édition du Festival national d'Ahidous d’Ain Leuh
-
M’hamid El Ghizlane : Le 21ème Festival international des nomades, du 3 au 5 avril
-
Focus sur le rôle des langues et de la coopération universitaire dans le renforcement du dialogue entre le Maroc et l'Amérique latine
Le documentaire "Ziyara", de la cinéaste franco-marocaine Simone Bitton, a été projeté lundi soir à Brasilia à l’occasion du mois de la Francophonie, offrant au public brésilien et à la communauté francophone une immersion sensible au cœur d’une mémoire marocaine plurielle et partagée.
Organisée à l’ambassade de France au Brésil dans le cadre de la Semaine du cinéma francophone (13-20 mars), en partenariat avec l’Alliance française de Brasilia, cette projection a réuni des cinéphiles venus découvrir ce «road-movie» qui ausculte les liens historiques entre musulmans et juifs au Maroc.
Réalisé en 2020, "Ziyara" (visite) explore la tradition séculaire de la visite des saints, une pratique spirituelle longtemps partagée par les communautés juive et musulmane du Royaume.
A travers plusieurs régions du Maroc, la cinéaste part à la rencontre de gardiens musulmans de cimetières et de sanctuaires juifs, qui veillent avec une dévotion touchante sur des lieux de culte souvent désertés par leurs fidèles d'origine.
Au-delà de sa dimension cinématographique, le film met en lumière une coexistence marocaine enracinée dans l’histoire. Simone Bitton, elle-même née au Maroc, livre une œuvre à la fois intime et universelle sur les traces de son héritage culturel, recueillant des témoignages qui résonnent comme un hommage à la composante hébraïque de l’identité marocaine.
Sa caméra recueille les récits, les souvenirs et les gestes de ceux qui veillent encore sur ces lieux sacrés et évoque la disparition progressive de la présence juive dans le pays, alors qu’environ 300.000 juifs y vivaient, avant les vagues d’émigration entamées dans les années 1950.
Cette projection dans la capitale fédérale brésilienne est une invitation à découvrir un aspect essentiel de l’identité marocaine, fondée sur la pluralité, la tolérance et la coexistence entre juifs et musulmans, selon Imane Najati, second de l’ambassadeur de Sa Majesté le Roi au Brésil.
Elle a, à cette occasion, souligné que la composante hébraïque de l’identité marocaine témoigne d’une histoire multiséculaire et s’inscrit dans une identité culturelle façonnée par de multiples apports, notamment amazigh, arabe, musulman, juif, africain et méditerranéen.
La diplomate a également mis en avant l’attachement profond de la communauté juive marocaine à sa patrie d’origine, évoquant un lien durable avec le Maroc malgré les mouvements migratoires.
Elle a enfin rappelé l’engagement constant du Royaume à préserver et valoriser cette composante de son identité, soulignant que la Constitution de 2011, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, consacre la composante hébraïque comme l’un des affluents de l’identité nationale marocaine.
Salué par la critique internationale, Ziyara a entamé son parcours en première mondiale au prestigieux Festival international du film documentaire d'Amsterdam (IDFA) en 2020. Depuis, l'œuvre de Simone Bitton a rayonné dans plusieurs festivals et remporté le Grand Prix de la compétition internationale au Filmmaker Festival de Milan.
Inscrit dans une programmation célébrant la diversité de la francophonie (Tunisie, Belgique, Canada, Gabon, Haïti...), "Ziyara" s'est imposé comme le point d'orgue d'une soirée placée sous le signe de l'émotion et de la fraternité, rappelant que la mémoire, lorsqu'elle est partagée, devient un pont indestructible entre les peuples.
Organisée à l’ambassade de France au Brésil dans le cadre de la Semaine du cinéma francophone (13-20 mars), en partenariat avec l’Alliance française de Brasilia, cette projection a réuni des cinéphiles venus découvrir ce «road-movie» qui ausculte les liens historiques entre musulmans et juifs au Maroc.
Réalisé en 2020, "Ziyara" (visite) explore la tradition séculaire de la visite des saints, une pratique spirituelle longtemps partagée par les communautés juive et musulmane du Royaume.
A travers plusieurs régions du Maroc, la cinéaste part à la rencontre de gardiens musulmans de cimetières et de sanctuaires juifs, qui veillent avec une dévotion touchante sur des lieux de culte souvent désertés par leurs fidèles d'origine.
Au-delà de sa dimension cinématographique, le film met en lumière une coexistence marocaine enracinée dans l’histoire. Simone Bitton, elle-même née au Maroc, livre une œuvre à la fois intime et universelle sur les traces de son héritage culturel, recueillant des témoignages qui résonnent comme un hommage à la composante hébraïque de l’identité marocaine.
Sa caméra recueille les récits, les souvenirs et les gestes de ceux qui veillent encore sur ces lieux sacrés et évoque la disparition progressive de la présence juive dans le pays, alors qu’environ 300.000 juifs y vivaient, avant les vagues d’émigration entamées dans les années 1950.
Cette projection dans la capitale fédérale brésilienne est une invitation à découvrir un aspect essentiel de l’identité marocaine, fondée sur la pluralité, la tolérance et la coexistence entre juifs et musulmans, selon Imane Najati, second de l’ambassadeur de Sa Majesté le Roi au Brésil.
Elle a, à cette occasion, souligné que la composante hébraïque de l’identité marocaine témoigne d’une histoire multiséculaire et s’inscrit dans une identité culturelle façonnée par de multiples apports, notamment amazigh, arabe, musulman, juif, africain et méditerranéen.
La diplomate a également mis en avant l’attachement profond de la communauté juive marocaine à sa patrie d’origine, évoquant un lien durable avec le Maroc malgré les mouvements migratoires.
Elle a enfin rappelé l’engagement constant du Royaume à préserver et valoriser cette composante de son identité, soulignant que la Constitution de 2011, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI, consacre la composante hébraïque comme l’un des affluents de l’identité nationale marocaine.
Salué par la critique internationale, Ziyara a entamé son parcours en première mondiale au prestigieux Festival international du film documentaire d'Amsterdam (IDFA) en 2020. Depuis, l'œuvre de Simone Bitton a rayonné dans plusieurs festivals et remporté le Grand Prix de la compétition internationale au Filmmaker Festival de Milan.
Inscrit dans une programmation célébrant la diversité de la francophonie (Tunisie, Belgique, Canada, Gabon, Haïti...), "Ziyara" s'est imposé comme le point d'orgue d'une soirée placée sous le signe de l'émotion et de la fraternité, rappelant que la mémoire, lorsqu'elle est partagée, devient un pont indestructible entre les peuples.