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19 civils tués dans des raids aériens sur la Ghouta

Des milliers d'habitants ont fui ces dernières heures la ville de Douma




Au moins 19 civils ont été tués jeudi dans des raids aériens visant deux localités rebelles dans la Ghouta orientale, où le régime syrien poursuit son offensive contre cette enclave, selon un nouveau bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
Les frappes, imputées par l'Observatoire au régime syrien de Bachar al-Assad et à l'aviation de son allié russe, ont visé une poche rebelle dans le sud de la Ghouta, alors qu'un autre secteur devait connaître jeudi la sortie de combattants insurgés et de leur famille.
Les frappes sur la seule localité de Zamalka ont tué 16 civils, selon l'OSDH, revoyant à la hausse un premier bilan de sept civils tués dans cette ville.
Trois civils ont péri dans les frappes sur la localité d'Arbine, toujours dans la même poche rebelle tenue par le groupe Faylaq al-Rahmane, selon l'OSDH.
Ces raids meurtriers interviennent alors que plusieurs milliers de combattants rebelles et de civils s'apprêtent à quitter jeudi une autre poche rebelle, tenue par la faction islamiste Ahrar al Cham.
En plus d'un mois de bombardements aériens d'une rare violence et de combats au sol, le dernier bastion insurgé aux portes de Damas s'est réduit comme peau de chagrin et les forces du régime en ont déjà conquis plus de 80%.
Le déluge de feu quotidien a tué plus de 1.500 civils dont 315 enfants, selon l'Observatoire.
Par ailleurs, des milliers d'habitants de Douma, la principale localité de la Ghouta orientale, ont fui ces dernières heures la ville assiégée par l'armée syrienne, au moment où un accord d'évacuation des rebelles d'une autre ville insurgée, Harasta, entre en oeuvre.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), plus de 4.000 personnes ont quitté Douma depuis mercredi soir.
Une webcam du ministère russe de la Défense installée au point de passage d'Al Wafidine, près de Douma, diffuse des images présentées comme celles de civils rejoignant en petits groupes le territoire tenu par les forces du président syrien Bachar al Assad.
D'après l'OSDH, la Russie a garanti la sécurité des civils qui sortent de l'enclave. Moscou et Damas ont souvent accusé les rebelles d'empêcher les habitants de quitter les secteurs qu'ils contrôlent pour s'en servir comme boucliers humains.
Douma est la ville la plus densément peuplée de la Ghouta orientale, une région essentiellement agricole à la périphérie de Damas dont l'armée syrienne a repris 70% du territoire ces dernières semaines.
Plus de 1.500 civils ont été tués dans les bombardements et les combats depuis le début de l'offensive gouvernementale le mois dernier, selon le décompte de l'OSDH.
L'armée syrienne et ses alliés ont réussi à couper la Ghouta en trois parties isolées les unes des autres, contrôlées par trois groupes rebelles différents.
A Douma, les islamistes de Jaïch al Islam se disent déterminés à lutter jusqu'au bout mais à Harasta, un autre groupe islamiste, Ahrar al Cham, a conclu cette semaine un accord d'évacuation avec Damas après une médiation russe.
Dans le cadre de cet accord, 13 soldats syriens capturés par les insurgés ont été échangés jeudi matin contre cinq rebelles, a rapporté un organe de communication militaire du Hezbollah libanais, allié de Bachar al Assad.
Quelque 1.500 combattants d'Ahrar al Cham et 6.000 membres de leurs familles vont ensuite être évacués en autocar, a-t-il ajouté. Il s'agit du premier accord de ce genre dans la Ghouta orientale.
La reprise de cette région autrefois surnommé "l'oasis de Damas" représenterait le succès le plus important pour Bachar al Assad depuis celle d'Alep-Est fin 2016. Le président syrien ne s'y est pas trompé et dans une rare apparition publique, il s'est affiché dimanche auprès de ses soldats non loin de la ligne de front.

Vendredi 23 Mars 2018

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