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​Plus de 3.700 migrants secourus en Méditerranée en deux jours

Les forces libyennes menacent les navires européens




​Plus de 3.700 migrants secourus en Méditerranée en deux jours
Plus de 3.700 migrants ont été secourus lundi et mardi en Méditerranée, ont fait savoir mardi les garde-côtes italiens.
Des navires de plusieurs pays participant à la mission européenne Triton ont récupéré lundi 2.741 passagers à bord de 18 embarcations surchargées et précaires, a précisé un porte-parole.
Environ un millier de personnes supplémentaires ont été secourues mardi au cours de six opérations navales, ajoutent les garde-côtes italiens précisant que les migrants avaient pris place à bord d'un bateau de pêche et de cinq canots pneumatiques.
Trois cents autres migrants secourus deux jours plus tôt sont par ailleurs arrivés à Pozzallo, en Sicile, à bord d'un bateau de Médecins sans Frontières.
Les ministres européens des Affaires étrangères réunis lundi à Luxembourg ont entériné le lancement d'une mission navale destinée à combattre les réseaux de passeurs en Méditerranée.
Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit, qui se réunissent jeudi et vendredi à Bruxelles, se pencheront, entre autres dossiers, sur le projet de la Commission de répartition des 40.000 demandeurs d'asile syriens et érythréens arrivés en Italie et en Grèce.
Les bateaux européens qui pénétreront sans permission dans les eaux libyennes seront bombardés, ont averti mardi les forces fidèles au gouvernement libyen légitime, au lendemain du lancement d'une mission navale de l'Union contre les réseaux de passeurs en Méditerranée.
Outre son volet sauvetage en mer des migrants, la mission, telle qu'elle a été conçue au départ, vise à saisir et détruire les embarcations que les trafiquants utilisent, si possible en intervenant dans les eaux territoriales libyennes.
Pour mettre en œuvre ce volet, l'UE doit toutefois obtenir le feu vert du Conseil de sécurité de l'Onu ainsi que l'approbation de la Libye où deux gouvernements rivaux se disputent le pouvoir. Ces deux conditions n'étant pas remplies pour l'instant, les Européens doivent limiter leur intervention à l'envoi de navires et de patrouilles aériennes pour surveiller les eaux internationales et recueillir des renseignements.

Jeudi 25 Juin 2015

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