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​La récession économique se confirme

L’activité économique nationale accuserait une forte baisse cette année, selon la DEPF




​La récession économique  se confirme
L’activité économique nationale aurait accusé, à l’instar de plusieurs économies, une forte baisse en 2020,  a indiqué la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa note de conjoncture du mois de juillet (N° 281).
«Cette évolution recouvre un recul de la valeur ajoutée agricole conjointement à une contraction de la valeur ajoutée non agricole, particulièrement au niveau du secteur industriel, du BTP et du tourisme, le secteur le plus touché par la pandémie», selon ce département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration. 
A en croire les analystes de la DEPF, «ces contreperformances auraient été partiellement compensées, d’une part, par les mesures prises par les pouvoirs publics pour amortir les implications négatives du choc sanitaire et, d’autre part, grâce à la résilience de certaines branches du secteur non marchand et à la dynamique favorable de la branche de télécommunication».
Selon les derniers baromètres conjoncturels, au niveau de la demande intérieure, la DEPF a noté la bonne tenue de la consommation du secteur des administrations publiques, en rapport avec les dépenses engagées par le Fonds spécial Covid-19. 
Cette évolution «aurait partiellement compensé le reflux de la consommation des ménages, impactés par la baisse de leurs revenus, le changement de leur mode de consommation dans le contexte actuel de crise et la succession de deux mauvaises années agricoles», a-t-elle constaté. 
En phase avec le repli des importations en biens d’équipement et des activités immobilières, l’effort d’investissement aurait, pour sa part, connu un ralentissement, selon la DEPF soulignant que les activités immobilières ont été «contraintes par l’arrêt des chantiers de construction lors de la période de confinement et par la baisse de la demande».
Concernant l’évolution de la demande extérieure, il ressort des données que «les implications néfastes du choc sanitaire dans les principaux pays partenaires du Maroc auraient négativement impacté les exportations nationales».
Dans sa note, la DEPF a en outre observé que «la baisse de la production céréalière, conjointement au recul de la demande intérieure en demi-produits et en biens d’équipement, pendant la période de confinement, aurait freiné le rythme des importations».
Soulignons toutefois qu’en dépit de la chute des recettes touristiques et des transferts des MRE, il apparaît que «les avoirs officiels de réserve ont représenté l’équivalent de 6 mois et 20 jours d’importations de biens et services, grâce au tirage sur la LPL acté en avril dernier», ont constaté les analystes de la Direction.
Poursuivant son analyse de la situation économique au niveau cette fois-ci des finances publiques, la DEPF a noté un recul des «recettes ordinaires à un rythme plus marqué que celui des dépenses globales au terme de la première moitié de l’année». Cette baisse s’est traduite par un creusement du déficit budgétaire de 65%. 
En vue de tenir compte de l’impact de la crise sur les équilibres macroéconomiques, et de la mise en œuvre d’un plan d’action pour accompagner la reprise de l’activité économique, la Direction des études et des prévisions financières a rappelé que «les pouvoirs publics ont procédé à l’élaboration d’une loi de Finances rectificative».
Portés, particulièrement, par les facilités de trésorerie et les crédits à l’équipement, la note de la DEPF indique également que les crédits bancaires se sont accélérés à fin mai ; et rappelle, par ailleurs, que la banque centrale a procédé, entre autres, à l’abaissement du taux directeur à 1,5% et à la libération intégrale du compte de réserve au profit des banques. 
Quant aux indices boursiers, tout indique qu’ils ont poursuivi «leur évolution dans le rouge à fin juin, malgré la légère correction haussière entamée à partir du mois de mai», a constaté la Direction.
 

Alain Bouithy
Vendredi 24 Juillet 2020

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